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Malala Yousafzai - Article

Article "Malala Yousafzai" est un article mis en ligne par "Iva"..

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Malala YOUSAFZAI

 

Une jeunesse éprise de liberté et de savoir

Je m'en fiche si je dois m'asseoir à même le sol pour aller à l'école. Tout ce que je veux c'est une éducation. Et je n'ai peur de personne.

Continuant à écrire sur son blog de la BBC, multipliant les discours

devant la presse de son pays, Malala YOUSAFZAI dénonce l'oppression des talibans

et finit par faire rouvrir son école pour filles.

Elle y est reconnue comme une héroïne. L'établissement prend même son nom.

Son histoire n’a pas fini de faire le tour du monde.

ooo-ooo

 

C'est l'histoire d'une petite fille qui voulait aller à l'école. Mais, cette petite fille a un problème : c'est une fille au Pakistan. Dans sa région, les talibans multiplient les incendies d'écoles pour filles, afin de les empêcher d'accéder à l'éducation.

A seulement 15 ans, elle reçoit (c’est le cas de le dire) en pleine figure, la violence à l’état brut.

Après 5 ans de combat, le jour de ses 16 ans, Malala YOUSAFZAI est à New-York, à l'Onu. Racontant aux diplomates d'une voix ferme l'histoire de ce combat qui a failli lui coûter la vie.

 

Les germes d’un destin extraordinaire

Malala est née le 12 juillet 1997 à Mingora, dans la province de Khyber Pakhtunkhwa. C'est la principale ville du district de Swat, vallée située dans le nord-ouest du Pakistan, une zone qui est l'objet d'une lutte entre les talibans pakistanais et l'armée.

Elle ne peut pas aller à l'école et pourtant, c'est tout ce qu'elle désire.

Pour s’être rebellée contre le pouvoir des talibans (en tenant un blog) et avoir refusé de se taire, ces dernies ont tenté de tuer la jeune étudiante.

 

Ses prises de position

Elle se fait connaître du grand public début 2009, à 11 ans, par son témoignage intitulé Journal d'une écolière pakistanaise sur un blog en ourdou de la BBC. Sous le pseudonyme de Gul Makai, elle dénonce les violences des talibans qui après avoir pris le contrôle de la vallée de Swat en 2007, incendient les écoles pour filles et assassinent leurs opposants. Elle apparaît alors en larmes dans une vidéo et dit vouloir devenir médecin. Lors de l'occupation talibane, sa famille quitte la région et se sépare. Elle sera de nouveau réunie en juillet 2009, après la seconde bataille de Swat.

Après la reprise de la vallée par l'armée pakistanaise lors de la seconde bataille de Swat en mai 2009, elle est reconnue comme une héroïne, et son école pour filles est renommée en son nom.

Son père, Ziauddin Yousafzai, est également connu pour ses prises de position anti-talibans et a soutenu une intervention de l'armée dans sa région.

Le 9 octobre 2012, l’adolescente revient de l'école. Dans l'autobus, elle discute avec ses amies de l'examen qu'elles viennent tout juste de passer quand deux hommes bloquent la rue. L'un d'eux commence à parler avec le chauffeur et un autre entre dans l'autobus.

          «Il a demandé "Qui est Malala?", a raconté la jeune femme. Les filles, elles, sont devenues furieuses. Personne ne comprenait ce qu'il disait [...] Il a demandé encore "Qui est Malala?" et il ne m'a pas donné le temps de répondre. Quelques secondes plus tard, il tirait trois balles. Une d'elles m'a atteinte sur le côté gauche de mon front. Mes deux amies, elles ont été touchées à l'épaule».

Pour Malala, c'est ce qui a été le plus difficile, c’est que ses amies aient été impliquées.

 

Après le coup de tonnerre, le temps des grands bouleversements

         Cette attaque a été vivement condamnée au Pakistan et a conduit à une médiatisation internationale de Malala.

Le chef de l'armée pakistanaise Ashfaq Kayani ainsi que l'un des meneurs de l'opposition Imran Khan se sont rendus à son chevet, de même que le Premier ministre Raja Pervez Ashraf.

L'agression a été condamnée par le président Asif Ali Zardari, le gouvernement, le Parti du peuple pakistanais, parti au pouvoir et le principal meneur de l'opposition Nawaz Sharif ainsi que par Imran Khan, qui s'oppose par ailleurs à la lutte armée contre les talibans.

Une fatwa provenant de 50 religieux du Sunni Ittehad Council a également condamné l'attaque.

L'attaque a été revendiquée par le Tehreek-e-Taliban Pakistan qui a menacé de nouvelles attaques si elle survivait. 

Quand elle rouvre ses yeux, après six jours de coma, elle est à des milliers de kilomètres du Pakistan, dans un hôpital britannique.

Pendant son coma, le monde s'est intéressé à son histoire et à sa cause.

«Je ne savais pas que le monde entier priait pour moi. Pas seulement le peuple du Pakistan, pas seulement les musulmans, pas seulement les Pachtounes, mais tout le monde priait pour moi»

Effectivement, les prières et les soutiens sont venus de partout, même des plus grands de Madonna à Angelina Jolie en passant par Gordon Brown et la reine Elizabeth II, qui lui a même offert une visite royale à elle et son père. Et elle a bien l'intention d'accepter. «Parce que c'est un ordre de la reine», a-t-elle blagué.

Mais pour Malala, tout ce soutien n'est pas que pour elle. «Quand les gens écrivent sur Twitter qu'ils supportent Malala, ils ne veulent pas seulement dire qu'ils supportent Malala, la personne. Il disent qu'ils supportent ma cause. Ça veut dire que le monde entier s'intéresse à la cause de l'éducation chez les filles, l'éducation pour tous les enfants», affirme-t-elle.

C’est 16 jours plus tard après l’attaque qu’elle retrouve ses parents.

 

Malala raconte son histoire dans un livre

Malala Yousafzai se raconte dans son livre intitulé "Moi, Malala, je lutte pour l'éducation et je résiste aux talibans". Elle avoue ne pas se souvenir précisément de cette attaque, qui avait bouleversé une partie de l'opinion publique.

Après son réveil dans un hôpital de Birmingham, les questions ont commencé à fuser dans sa tête : "Où étais-je, Qui m'avait amenée ? Où étaient mes parents ? Mon père était-il encore en vie ? J'étais terrifiée", raconte la jeune fille. "La seule chose que je savais c'est que Allah m'avait bénie en m'accordant une nouvelle vie", ajoute-t-elle.

Un médecin lui a alors donné un alphabet sur lequel elle a épelé les mots "pays" et "père", ce dernier étant le directeur de son école à Swat. "L'infirmière m'a dit que j'étais à Birmingham, mais je n'avais aucune idée de là où ça se trouvait (...) les infirmières ne me disaient rien, même pas mon nom. Est-ce que j'étais encore Malala ?", explique la jeune fille, qui dit avoir énormément souffert à l'hôpital en dépit des analgésiques qu'elle recevait.

 

Honneurs et hommages

Dans la lumière, porte-drapeau de la cause des femmes et de l’éducation pour tous

Malala a reçu plusieurs distinctions :

- 2009                       :        Elle est nommée au prix international des enfants pour la paix

                                         de la fondation KidsRights. Elle l'obtient le 6 septembre 2013.

- 19 décembre 2011  :        Premier prix national de la jeunesse pour la paix du

                                        gouvernement pakistanais, des mains du Premier ministre

                                        Youssouf Raza Gilani

                                        Elle évoque alors la création d’un parti politique. Cette

                                        distinction est par la suite renommée « prix Malala ».

- Décembre 2012     :        Prix Simone de Beauvoir pour la liberté des femmes 2013.

- 20 novembre 2013 :        -- A Strasbourg, elle reçoit le Prix Sakharov pour la liberté de

                                         penser, du Parlement européen.

                                        -- La même année, elle est citée parmi les favoris pour le

                                        prix Nobel de la paix qui est obtenu par l'Organisation

                                        pour l'Interdiction des Armes Chimiques (OIAC).

                                        Avant l'annonce du prix, sur la radio pakistanaise City89 FM, la

                                        jeune femme disait elle-même : « Je n’ai pas accompli tant de

                                        choses que ça pour gagner le prix Nobel de la paix. ».

                                        Lors de l'annonce du prix, dans un communiqué, elle félicite

                                        l'organisation : « L'OIAC est une organisation importante

                                        qui travaille sur le terrain pour débarrasser le monde des

                                        armes chimiques. Je voudrais les féliciter pour cette                                                         reconnaissance internationale bien méritée. ».

Elle reçoit à Londres le prix Anna Politkovskaïa décerné par une ONG britannique, pour récompenser les femmes qui défendent les droits des victimes dans les zones de conflit.

         De plus, elle est auréolée du prestigieux prix d’Amnesty International.

Le 12 juillet 2013, dans son discours à la tribune de l'ONU, Malala parle de l'accès à l'éducation pour les filles : « Les extrémistes ont peur des livres et des stylos. Le pouvoir de l'éducation les effraie. ». Ce plaidoyer est salué par une standing ovation de l'assemblée.

 

         Devenue femme à abattre, Malala YOUSAFZAI continue à militer.

Est-ce que sa fulgurante notoriété la préservera des vélléités des talibans les plus extrémistes ?

Rescapée d’un attentat dont elle était la cible, elle va « mieux de jour en jour ».

 

Le 12 juillet 2014, Malala aura 17 ans.

17 ans et un destin déjà si incroyable !

Et ... OUI, elle veut faire de la politique.

Elle veut devenir premier ministre et rendre l'école obligatoire.

 

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Bon vent à cette belle âme au doux sourire !

Cet article a été rédigé en puisant dans les diverses sources disponibles en ligne au grand public, que j'ai ré-arrangées à ma manière. C'est pourquoi, je précise bien que toutes les informations et photos que je soumets ici le sont uniquement dans l'esprit de "raconter une histoire" (un peu comme un exposé) qui, à mes yeux, s'avère être également une "très belle histoire". Donc, pas de prosélitisme affiché, ni d'esprit mercantile sous-jacent. Cela semble évident (en tous les cas, cela l'est pour moi), mais face à l'ampleur du phénomène Malala, ce rappel est d'ores et déjà posé.

J'espère vous avoir fait passer un bon moment de lecture ... et de réflexion.

Iva

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Auteur

Iva

04-05-2014

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Malala Yousafzai n'appartient à aucun recueil

 

Article terminé ! Merci à Iva.

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