Parfois, j’écris. Sur papier, de préférence. Les feuilles se perdent, se jettent, peu restent. Ce n’est pas plus mal. Je déteste me relire quelques heures seulement après la naissance des mots, une fois couchés, presque accouchés sur le papier. Mais ce soir, au moment où j’écris ces lignes, je me dis que parfois j’écris, sur papier, en référence, sauf que les mots ne se perdront pas. Ils resteront. Longtemps. Parce qu’internet n’oublie rien.