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Ode à Sappho - Poème

Poème "Ode à Sappho" est un poème mis en ligne par "Marcel Moreau".non classique, moderne, libre, prose poétique...

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Ode à Sappho

Ô Sappho, poétesse du temps éloigné,

Sur les chemins de la nuit, de toi j’ai rêvé

Tu vouais ta dévotion à Aphrodite,

À celle que tu contemples en favorite.

 

Au jour levé, tu glorifies sa pureté,

Les lignes libidineuses de sa beauté,

Tu chantes, tu danses devant son effigie

Dans une déconcertante chorégraphie.

 

Tu meurs d’appétence pour la divinité,

Tu n’as pas la beauté de l’immortalité

Mais ton charme et ton art séduisent Mytilène

Et les muses des nuances des nuits sélènes.

 

Ta couche est un sanctuaire fait en désirs,

Ravagée souvent par des remous de plaisir

Des ébats entre célimènes et maitresses

Dans des jeux de l’amour et de la satyresse.

 

Quand les fantasmes révolutionnent ton sang,

Tu caresses, sous l’emprise des sentiments,

Les octaves de la lyre mélodieuse

En fredonnant odes congrues et amoureuses.

 

Tu te gambades dans les blés de Déméter,

Tu t’échappes au souffle d’Éole pervers,

Tu rêves aux nymphes à demi dévêtues,

Invoquant leur charme aux fontaines éperdues.

 

Ô lointaine poétesse du temps de Lesbos

N’épargne pas le culte de Dionysos,

Console-toi dans le cortège des Ménades,

Vêts-toi de vénusté comme les oréades.

 

Ô Sappho, poétesse du temps effacé,

Mon rêve s’entiche de la réalité,

Il croit, en ton île égéenne, le lyrisme

Que tu vocalises aux accents du saphisme.

 

Ô Sappho, poétesse du temps délaissé,

Qui n’a pas encore songé à t’honorer,

À te voir danser sous les voûtes sacrées

Pour le bonheur des femmes aimées ?

Serais-je cet homme qui meurt d’envie de toi,

Qui ne pense plus qu’à te tenir dans ses bras ?

Donne-moi ton cœur et je te donne mon âme,

Tu seras immortelle, je serai être infâme.

 

L’autre soir, tandis que le soleil descendait

Dans son horizon ténébreux, je méditais

Sur les tristesses et les angoisses meurtrières

De la falaise aux résonnances arbitraires.

 

Soudain, tu m’apparus, vêtue d’un blanc chiton,

Dirigeant du bout de bras le char d’Apollon,

Traîné par un céleste majestueux cygne

Qui s’immobilisa au-dessus de l’abîme.

 

Ô Sappho, déesse de ma réalité,

Ma douce lumière, mon champ d’intimité,

Te voilà devenue la suprême Olympienne,

La beauté et la sensualité pérennes.

 

Ô Sappho, ma déesse de mon temps présent,

Je te promets un fétichisme florissant

Je te divinise jusqu’à l’idolâtrie,

J’exalte ton image jusqu’à la folie.

 

Je fais battre ton cœur dans mon oisiveté,

Je prodigue des prémices pour ta clarté,

Et des prières pour toi, mon amour, mon âme.

Reviens-me prendre sur ce rocher endogame.

 

Ô Sappho, je suis aède au large du temps,

Je navigue sur ton sillage surexcitent,

Tu es ma muse, ma flamme, ma poésie,

Aime-moi dans les caprices d’aphrodisie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Auteur

Blog

Marcel Moreau

19-08-2017

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Ode à Sappho n'appartient à aucun recueil

 

Poème terminé ! Merci à Marcel Moreau.

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