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Journal d'un Tald - Roman

Roman "Journal d'un Tald" est un roman mis en ligne par "Senlord".. Rejoignez la communauté de "De Plume En Plume" et suivez les mésaventures de Kaïnen et cie...

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Le Journal d'un Tald

Alexandre Raffy

Roman de Fantasy 

Ecrit par Kaïnen Bronsenlok

Préface

"Le monde est empli de dangers" tel était le célèbre dicton de Dorf Noserk l'intrépide. C'est avec cette fameuse phrase qu'il commença son livre sur les jungles dangereuses de l'Akjarist. Des milliers de bêtes sauvages plus dangereuses les unes que les autres, des monstres, des créatures, qu'aucun esprit cercïellant, normalement constitué, et ne vivant pas dans un abominable monde de souffrance et d'agonie, peuplé de morts ou de cadavres décomposés, ne pourrait imaginer. Un homme grandiose qui n'a fondé sa renommée qu'à travers quelques villages d'homme-bêtes au Sud vivant sous la protection de quelques-uns de ces monstres. Celui-ci avait vaincu un énorme Kerln noir, dont on dit que les narines exhalaient des vapeurs pouvant faire fondre un humain en quelques secondes. Revenant de ces exploits il écrira "Le doux Kerln et la terrible feuille d'eucalyptus". Il devait sûrement avoir le sens de l'humour, rien que pour avoir donné un tel titre à son livre. J'aurais vraiment aimé le connaître. 

Cependant après la sortie de son livre Dorf voulut rejoindre Dwarwïn, des Terres orientales, il dut traverser tout l'Elfaïss. Il passa la Selte et l'Osk sans soucis, mais d'après les rumeurs on ne le vit jamais sortir du village d'Armenil. Il fut tué par la race la plus ignoble qui soit, qui trompe, qui tue, qui massacre, composée de créatures telles qu'elles vous disent bonjour le matin pour vous assassiner sur un au revoir, car vous êtes un nain, un elfe, un gnome. Cette race est la plus infâme, la plus discriminatoire, la plus misogyne, la plus raciste. Dorf était un nain et ses assassins furent des hommes.

Moi, Kaïnen Bronsenlok, je suis un de ces hommes. Je vais transcrire dans ce carnet, la dernière éclipse que j'ai passée. Remplie d'aventures et de mésaventures. Aujourd'hui alors que j'écris, elle est là près de moi. Sa chaleur me réconforte, elle apaise mes pensées. Jusqu'à ce que l'horreur passe. Je ne supporte plus de voir la nuit, le sang, les membres tranchés, les visages dilacérés. Tant auxquels je faisais confiance et qui. Tant auxquels je tenais et qui. J'aimerais écrire ici comment cela aurait pu se passer. Bien se passer. Comme si la plume pouvait contrer le destin, et mon esprit refaire l'histoire. Même si je suis là aujourd'hui, je ne suis pas celui qui aurait dû. J'ai l'impression de pleurer par les mots, comme si l'encre était mes larmes.

L'homme est perfide, si quelqu'un tombait par mégarde sur cet ouvrage, qu'il le garde précieusement, ou tout du moins qu'il garde précieusement la morale qui en ressort. Qu'il apprenne, et s'instruise. Ecoutez, Norlame est un endroit dangereux, mais il doit être protégé, il y a là-bas un être à qui il faut venir en aide. J'espère vous convaincre à travers ces quelques pages.

Et enfin si vous avez besoin de moi, et que je ne suis plus là, car je suis le seul à pouvoir vous venir en aide. Sachez que "Kror vie en Melss et Elone".

Au final, essayez de prendre du plaisir à lire mon journal, il y a aussi de merveilleuses choses à travers ce voyage.

JOURNAL D’UN TALD : JOUR 1 : LE RECRUTEMENT.

Jour 1, 12ème jour de la 47 346 éclipse ap. le Précepteur

Ce matin j’ouvre tranquillement les yeux, le soleil ne se pointe pas encore. C’est le grand jour, mes 250 éclipses atteintes hier, c’est aujourd’hui le jour du recrutement. Il est 5h , j’enfile mes chausses, mes brodequins de cuir, ma chemise, ma tunique et pose sévèrement mon chapeau de feutre sur mes cheveux broussailleux. Je sors de ma chambre, vole une pomme au passage et sors dans la rue. Comme d’habitude j’ai oublié mon livre, je cours le chercher dans ma chambre, le place dans ma besace, et redescends dans la rue. Laissmer est calme à cette heure, mais parfois dangereuse.

Cependant ce n’est pas aujourd’hui que les malfrats sortiront. La garde est aux aguets. L’Ordre Sifonique  ne se laisse jamais marcher sur les pieds. Je traverse les rues pour me rendre à la petite caserne, derrière le marché. Il y a déjà une bonne centaine de personnes devant. Je ne sais même pas encore si je réussirais à rentrer. Le Recrutement appâte plein de villageois ce cycle. Dire que je reconnais même quelques fils de la haute aristocratie, à qui souvent les parents interdisent ce genre d’évènement.

J’aperçois Henrick, il attend, adossé à un mur avec une pomme à la main. Il la lance en l’air et la rattrape ayant l’air de s’ennuyer. Il n’aime pas les mouvements de foule, et refuse de tout faire comme tout le monde. Si son ambition est de s’enrôler ce cycle, je me demande comment il réagira à l’autorité des Sépals. A ce que ma mère a pu me raconter, le peu qu’elle a côtoyé  était de sacrés durs à cuire.

Lisoïnïa est aussi présente, elle qui rêve de s’enrôler  depuis des éclipsydres. J’ai toujours aimé sa mèche rouge qu’elle porte devant son visage. Son frère me raconte souvent qu’elle s’ouvre les veines pour y faire tremper sa mèche. Ce qui a le don d’écarter beaucoup d’autres hommes, quand on leur dit qu’elle change parfois son sang avec celui de ses amants. Elle a un visage d’ange, et un sourire aussi attrayant, mais les rumeurs qui circulent en Laissmer à son sujet sont assez terrifiantes.

La petite porte verte, par laquelle est censé se dérouler le recrutement reste toujours close. 6h passées et toujours rien, je pensais la garde ponctuelle. 6h30 et aucun Sépals à l’horizon, Henrick n’a pas bougé et Lisoïnïa gesticule de plus en plus. Les forgerons furent les premiers, ils frappèrent contre la porte, beuglant comme des animaux. Leurs poings résonnaient en rythme à travers les rues. Au bout de 20 minutes, ils se calmèrent. 7h arrivèrent et ceux-ci rentrèrent chez eux, pensant à une farce. Au bout de 30 minutes, il ne resta qu’une cinquantaine de personnes à attendre inlassablement devant la petite porte verte.

Pour ma part, j’attends, voyant certains partir je pense qu’ils s’agit d’une épreuve d’initiation, de volonté. Rejoindre la garde ne devait pas être pour ceux qui refusent d’attendre quelques heures de trop. A 8h précises, la petite porte verte s’ouvrit. A cet instant , la pomme d’Henrick ne repartit plus en l’air. Lisoïnïa n’en pouvait plus et fonça à travers la porte prenant la tête de la foule. En montant les quelques marches qui menaient  à la porte, elle bouscula alors un homme en armure qui venait de sortir du petit bâtiment. Celui-ci regarda la jeune fille avant de la pousser brusquement de l’escalier.

– Fiche le camp petite ! Bien nous allons pouvoir commencer. En entrant sortez votre fiche pâle, et présentez-vous auprès de notre Sépal.

Une file se forme rapidement. Lisoïnïa, se relève doucement, avec un sourire inquiétant sur le visage. Elle se place derrière moi pour attendre. Tous passent les uns après les autres. Après quelques minutes, certains sortent du bâtiment la tête basse, déçus. Si le test était si sélectif, je ne vois rien que je puisse avoir de plus que les autres. Je mets ma main dans ma besace pour sortir ma fiche pâle, mais elle s’arrête sur mon livre, ayant encore un certain temps à attendre je décide de le prendre. Je l’ouvre d’un geste à une page au hasard, je ne voudrais pas me plonger dedans au point de ne pas en ressortir.

 » J’attendais, sans bruit. Mon ouïe ne pouvait me tromper. Ses fines pattes faisaient craquer les feuilles aux alentours. La barrière que me fournissaient ces roseaux était inestimable. Cependant les cris de la créature me terrifiaient. J’étais heureux d’avoir peur, je sentais l’adrénaline monter en moi. Elle est toute proche. Je fis un pas vers elle, dégainant mon couteau, et son long cou s’entortilla brusquement  fixant mon visage directement de ses yeux orange vif. J’avais déjà vu des émeus avoir la même attitude, mais ils n’avaient pas de si longues dents. Un bec muni de dents pointues, cette forêt n’avait pas fini de me montrer ce dont elle était capable. Surpris de son geste j’étais comme paralysé, la bête en profita alors pour planter ses dagues dans la chair de mon bras. D’un revers je lui assénai un coup de couteau à travers sa peau épaisse. Dans ces moments je regrettais mes réflexes. Sous la douleur, l’oiseau sans plumes, retira ses dents avec une grande violence, avant de tomber sur le sol. La plaie fut très profonde, et j’en porte encore la cicatrice. La bête tel un pantin se releva rapidement, sur ses pâtes bizarrement triarticulées. Je saisis dans mon sac une écharpe que j’enfilai  rapidement pour stopper l’hémorragie. Je courus alors loin de la bête qui me poursuivit. En tant que nain j’étais un redoutable sprinteur, je n’avais rien à envier à certains homme-bêtes. Zigzagant entre les arbres, je saisis une liane en passant, avec mon élan elle me fit monter en altitude. La bête elle, filait tout droit sans se poser de question. Arrivé au point culminant je lâchai prise, je me laissai tomber, le couteau tenu entre mes deux mains, fonçant sur la coureuse du dimanche. Je sentais son corps se rapprocher, mais quelques secondes avant d’atteindre le sol, je sus que je la raterais. Mon couteau effleura son épiderme, et je m’écrasai sur le sol. Alerté par le bruit, bec à pointes fit demi-tour et me chargea. Je me relevai doucement, mais trop doucement pour l’esquiver. Ce stupide piaf m’aurait dévoré si … »

– Hé Gamin, c’est ton tour. Bouge ton fion sinon je ferme cette foutue porte.

Je n’avais pas remarqué que la file avait disparu, derrière moi plus personne, Lisoïnïa était passée devant. Passant la vulgarité de l’énergumène, je rentre alors dans la caserne. Le bâtiment n’est en fait fait que d’une seule pièce, avec quelques tables et chaises, ainsi que plusieurs râteliers d’armes où loger des hallebardes aux formes différentes et excentriques. Au fond un homme de forte stature, les cheveux longs et blancs, en armure ornée. A côté, sur un petit bureau, un jeune, plume à la main, encrier sale. Sur le mur de droite un vieux monsieur à la longue barbe grise, s’appuyant sur un long bâton, habillé d’un mantel surmonté d’une pèlerine cachant son visage. J’avance timidement en cherchant ma fiche pâle. Alors que je fouille dans ma besace, je sens que je ne touche plus le sol, le gaillard qui nous faisait entrer vient de me soulever par le col. Il doit avoir une sacrée force car je ne suis pas si maigre.

– Bon pas la peine pour celui-là avec sa tête de bon à rien, on le dégage ?

– Attendez un instant, je veux tout de même voir sa fiche.

L’homme me lâche et je tends ma fiche pâle au jeune scripte. La fiche pâle est censée renseigner le taux de magie que nous avons dans le sang, l’on nous fait passer un test dans une grande machine de cuivre dès notre enfance pour nous fournir ce document. Un jolie 34 Nelss est affiché sur ma fiche, la moyenne de Laissmer étant de 30 d’après les ragots, j’e fus assez fier de qui je suis ce jour-là. L’homme en armure fait un signe de tête au gorille, qui ouvre une autre porte sur le coté et me saisit par le col. Il me soulève, me donne de l’élan, la peur de la douleur que provoquerait la chute m’effraye déjà. Soudain, le vieil homme adossé au mur fait vivement bouger son bâton devant le Sépal, qui surprit prend la parole.

– Bolosk attendez, fit-il alors que le bras de celui-ci allait me lâcher, tu as ressenti quelque chose vieillard.

Le vieux à la longue barbe titube.

– Je ne suis sûr de rien, mais c’est pour lui que j’ai eu la plus forte sensation. Je pense qu’il sera bon pour votre équipe monsépal. La fille était impressionnante mais celui-ci il l’est d’autant plus.

La déception se lit sur le visage de Bolosk, seule son ombre plane sur moi à présent. Un visage légèrement exaspéré se lit sur celui du Sépal. La « fille » doit sûrement être Lisoïnïa, si elle n’avait pas été acceptée, il y aurait eu du vacarme dans la caserne, et quelques morts sûrement.

– Bien, note-le, mais en sursis, nous ne pouvons nous autoriser à accepter des bons à rien chez nous.

Les jugements trop hâtifs du sépal, m’exaspèrent. Il sortit par une porte derrière lui. Bolosk derrière moi, ce qui ne me rassure guère, je franchis à mon tour la porte. Je suis surpris de voir que Henrick est présent aussi. Lisoïnïa avait été prise sans grande surprise, cependant j’aperçois le colosse lui lancer un regard noir. Je ne dois pas être le premier à avoir dû freiner ses pulsions de dur à cuire.

Bon c’est fait, je suis parti pour devenir un garde sifonique et représenter la justice de presque tout Eliosa. Cette pensée me fait involontairement gonfler le torse. J’attends beaucoup de la garde : tirer à l’arc, me battre à l, gagner, élaborer des plans de batailles, et pleins de ces choses qui pourront m’être utile.  Nous sommes une dizaine à avoir été sélectionnée, de quoi créer un bel escadron. Je vais devoir faire des efforts si je veux prouver que je suis meilleur garde sifonique, que  garçon d’écurie de la tour de l’alchimiste.

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Senlord

23-02-2017

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Journal d'un Tald n'appartient à aucun recueil

 

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