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Des mouches - Journal intime

Journal intime "Des mouches" est un journal intime mis en ligne par "Deogratias"..

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Des mouches

 

 

Mes pensées ce soir sont des mouches importunes, elles agacent mes nerfs. Toutes ces « mouches-pensées » volent autour de mon esprit abruti par tant de misères et de peines. On dirait un concert de bestioles incapables de stopper leurs vols brouhaha, elles se sont réunies comme une armée de petits soldats prêts à en découdre avec ma lassitude immense.

 

Ces petits vols pleins de médisances que j’entends siffler dans l’écho de mon passé.  Qu’importe le nom de ce qui monte en moi : Petits désaccords, amis enfuis ou sans famille. Les voilà toutes ces mouches sans drapeau blanc, bien décidées à me harceler.

Oh, on dirait même qu’à moins de les attraper une fois pour toutes, aucune ne s’en iront de ce lieu où je me trouve. « Toutes mouches dehors ! Partez ! Laissez-moi baigner dans mes larmes sans venir me gêner ! ».

 

« Laissez-moi avec mon chagrin, sans votre parasitage, sans interruption, ni rien du tout.  Cessez vos « brrrr, brrr, brrr », pliez vos ailes, sortez par les fenêtres de mon âme !  Je ne veux plus vous entendre. Vous ne faites que raviver mes peines ! Je vous en conjure : vos refrains sont si tristes, partez, partez, ne revenez plus ! 

 

Laissez juste la marée monter, laissez-la même me submerger, sans vous mêler. Il en faut des pleurs pour passer les ponts vers d’autres rives. Qu’attendez-vous donc ? Pourquoi m’en empêcher ? Oh pitié, n’allez pas me parler de mélancolie dangereuse ou de névroses ! Oh non je vous en prie, laissez de côté tout ce vocabulaire !

 

Il n’y a rien de mauvais ! Partez donc, ne revenez pas !  Que serait la vie sans les affres où je croupis ?  Tous vos mots, vos consolations, vos diagnostics, vos jugements ou vos accusations : Basta ! Sales petites mouches importunes, mauvaises pensées, mauvaises idées, mauvais mots, mauvais de chez mauvais. Laissez-moi pleurer. Ne me privez pas. Je sais, vous trouvez cela étrange. Laissez-moi ce besoin de croupir, de m’écrouler, de ramper ! Y aurait-il un interdit de souffrir ? "

 

A un moment donné, je n’ai plus entendu ce vacarme des pensées souvenirs, morales, pieuses ou thérapeutes. J’ai compris qu’elles étaient toujours là, cachées dans un coin, quelque part en moi. Ce sont elles qui font tourner la roue de mes sanglots. Quand il y a des mouches, il y a souvent de l’eau. Je ne peux les dissocier de mes peines. Il est vain de les vouloir chasser.

 

Alors j’ai pris la décision sans les censurer de les enfermer entre mes doigts de l’âme. Je les ai privées d’entretenir ce qui me blesse, sans pour autant m’empêcher d’être peinée.  A partir de ce moment, je les ai vues affluer comme un essaim au milieu de mon  paysage. Sans les faire fuir ni les commander. C’est peut-être pour ça que  tout s’est arrêté : Mes pensées et mes pleurs.

 

Le vol des mouches et l’eau de mes ruisseaux.

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Deogratias

21-02-2024

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Journal intime terminé ! Merci à Deogratias.

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