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Des mouches - Commentaires

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Deogratias

Deogratias Le 16-03-2024 à 5:10

Bonjour David, oui, j'espère que ce texte pourra trouver quelques échos...Merci de votre passage. Les pensées souvent peuvent devenir envahissantes. En fait, il s'agit de ne pas les juger "mauvaises" ou "bonnes", mais de les laisser vivre sans se laisser emporter par elle...A un moment donné, de fait, elles finissent par s'atténuer...J'intellectualise énormément tout dans la vie. C'est mon mode de fonctionnement. Difficile pour moi de rester au ras des pâquerettes...Il y a longtemps que je n'ai pas lu quelque chose de vous David...Cela me surprend un peu...Je vais donc aller voir sur votre profil..Bon week-end. Sylvie.

Benadel

Benadel Le 15-03-2024 à 21:19

Encore, chère Sylvie, un de vos textes fort à propos que vous nous faites partager. Je pense que vous avez trouvé la bonne solution. Si l’on ne peut chasser, les pensées aux souvenirs malencontreux, on peut, en revanche, les empêcher de nous faire du mal. Laissons les mauvaises penser bourdonner comme ces mouches qui s’introduisent dans notre logis, mais ne leur prêtons pas attention ; ouvrons-leur simplement nos fenêtres indifférentes, et ils finiront bien par s’envoler. Mes amitiés. David

Deogratias

Deogratias Le 14-03-2024 à 20:07

Bonsoir Albert, je vous remercie beaucoup pour votre commentaire très riche. Cela fait du bien de m'entendre dire que j'apporte de la poésie et une profonde méditation sur la nature humaine...Depuis longtemps maintenant j'ai compris, les spécialistes me l'ont confirmé à maintes reprises, que j'intellectualisais de trop. Que je pense beaucoup trop. Que je "gamberge" pour un oui ou pour un non. Maintenant, je sais pourquoi...J'intellectualise mes relations, mes observations, etc...etc...Alors quand cela devient une force, plutôt qu'une source de faiblesse et la preuve d'une différence de fonctionnement par rapport aux autres, cela fait du bien ! :) Cela me fait d'autant plus plaisir que j'avais peur en écrivant ce texte qu'il soit peu ou pas compris. Tant l'expérience peut sembler atypique par rapport à la norme...En même temps, j'ai connu bien des gens qui avaient la même propension à lutter contre leurs pensées envahissantes. Surtout quand vient le chagrin ou une émotion forte...Lorsque j'ai fait connaissance avec la CNV, on m'a expliqué que ce sont nos pensées qui alimentent notre colère par exemple. Si au lieu de dire et de penser : "Je ne suis qu'une conne"...je disais davantage non un jugement sur moi même ce qui engendre la colère...mais : "Je suis déçue par moi même, j'aurai eu besoin de mieux comprendre le pourquoi de ma réaction", la colère diminuerait, car au lieu d'être en contact avec mon esprit jugeur, je serai en contact direct avec mon émotion ...Mais ce réflexe est à acquérir. Il ne vient pas de lui même. Tant nous sommes habitués à juger de tout : nous, les autres, le monde...Bref, malgré ce "savoir", je continue le plus souvent de lutter contre des pensées envahissantes par moment alimentées par mes propres jugements, paroles, pensées diagnostic, condamnations, etc...Merci de m'avoir lue. Je n'ai pas pu encore commenter chacun de vos textes. Un peu de retard lié à ma fatigue. j'ai dû faire de longues réponses par ailleurs. Ne vous inquiétez pas. Je ne tarderai pas. Bonne soirée. Sylvie.

Albert B

Albert B Le 14-03-2024 à 19:37

Bonsoir Sylvie. Votre texte est d'une profondeur remarquable, exprimant avec éloquence les tourments de l'âme face aux pensées envahissantes et aux souffrances intérieures. La métaphore des mouches est particulièrement frappante pour décrire ces pensées incessantes qui tourbillonnent autour de nous, irritantes et perturbantes. Vous parvenez à dépeindre avec justesse la lutte intérieure entre le désir de chasser ces pensées indésirables et celui de les accepter comme faisant partie intégrante de notre expérience émotionnelle. Cette dualité entre la volonté de se libérer de la douleur et le besoin de laisser place à la tristesse pour mieux la transcender est très bien exprimée dans votre texte. La décision de "les enfermer entre mes doigts de l'âme" est une image puissante qui illustre la capacité à prendre le contrôle de ses pensées sans pour autant les étouffer complètement, permettant ainsi de trouver un équilibre entre l'acceptation et la gestion de la souffrance. Votre écriture est à la fois poétique et introspective, offrant une méditation profonde sur la nature humaine et sur les mécanismes de l'esprit face à l'adversité. Merci de partager une telle réflexion. Bonne soirée. Albert.