Critiques (Films, Théatre, ...) (3)
Soupir d'une Plume de Lyre (24)
RECUEIL Comme Une Evidence Extraits (8)
RECUEIL Mon Vol d'Hirondelle Extraits (3)
José L. Delattre, POESIE FOREVER (9)
A la naissance, on monte dans le train et on rencontre nos parents. Et on croit qu’ils voyageront toujours avec nous. Pourtant, à une station, nos parents descendront du train, nous laissant seuls continuer le voyage… Au fur et à mesure que le temps passe, d’autres personnes montent dans le train. Et ils seront importants : notre fratrie, amis, enfants, même l’amour de notre vie. Beaucoup démissionneront (même l’amour de notre vie) et laisseront un vide plus ou moins grand. D’autres seront si...
Voir la lumière qui est là Devant nos yeux Voir la lumière qui est là Derrière nos yeux C’est voir l’évidence L’évidence de l’invisible De l’insaisissable Ce n’est pas être athée, ni croyant C’est être voyant, éveillé Voir toutes choses qui apparaissent dans la lumière Et toutes choses qui disparaissent dans la lumière C’est voir l’évidence L’évidence de l’impermanence Du transitoire ou du devenir Ce n’est pas être athée, ni croyant C’est être voyant, éveillé Tout le monde n’est pas athée Tou...
La nudité et le corps La théologie médiévale distinguait en morale quatre significations symboliques de la nudité : nuditas naturalis, l’état naturel de l’homme, qui engage à l’humilité ; nuditas temporalis, le manque de biens terrestres, qui peut être volontaire (comme chez les Apôtres ou les moines), ou provoqué par la pauvreté ; nuditas virtualis, symbole d’innocence (de préférence une innocence acquise au moyen de la confession) ; et nuditas criminalis, signe de débauche, de vanité, d’ab...
Un Père du désert disait : La nature de l’eau est tendre, Celle de la pierre est dure. Mais si l’eau coule constamment, goutte à goutte, Elle creuse la pierre peu à peu, Et cette dernière devient une vasque qui retient l’eau. De même la Parole de Dieu est tendre Et notre cœur est dur, Mais l’homme qui entend fréquemment la Parole Creuse son cœur pour accueillir la présence de Dieu. Seigneur, trop souvent Notre cœur, Notre esprit, Notre intelligence, Sont durs comme de la pierre. Chaque fois q...
με Τερψιχόρα [καλῖ καλὰ ϝεροῖ’ ἀϊσομ[έναν Ταναγρίδεσσι λε[υκοπέπλυς μέγα δ’ ἐμῆς γέγ[αθε πόλις λιγουροκω[τί]λυ[ς ἐνοπῆς. « Terpischore me convie à chanter beaux récits pour les filles de Tanagra aux blancs péplos. Une grande joie est dans la ville, par le babil mélodieux de ma voix claire. » Corinne de Tanagra (VIe s. avant JC)
Pendant que vous me regardez Et que vous me croyez présente Je suis ailleurs en vérité, En vérité je suis absente Pendant que vous me regardez. Comptez pour rien mon apparence. Je ne suis pas à la maison Car je suis encore en vacances Au coeur de la belle saison. Comptez pour rien mon apparence. Je rêve au bord de l'océan, Mon seul regard m'ouvre un royaume, J'écoute la chanson du vent, Le sable est brûlant dans ma paume, Je rêve au bord de l'océan. C'est qu'en mon âme sensitive Vit un bonheu...
Comme les queues colorées d'un paon Les ailes de Zéphyr se balancent. Mon âme cherche la paix Des arbres lunaires endormis. Leurs feuilles chantent une chanson argentée Sur l'Amour caché et éternel, Qui est toujours là, au-dessus Silencieux et inaccessible... Mon âme cueille patiemment Toutes les perles de la longue nuit noire ; En attendant que le soleil fleurisse Sur le front bleu du ciel. Viens, ô belle Aube, Viens me prendre! Bénis mon âme, Qu'elle puisse briller, Et respirez l'air des di...
On se marie tôt à vingt ansEt l’on n’attend pas des annéesPour faire trois ou quatre enfantsQui vous occupent vos journéesEntre les courses la vaisselleEntre ménage et déjeunerLe monde peut battre de l’aileOn n’a pas le temps d’y penserFaut-il pleurer, faut-il en rireFait-elle envie ou bien pitiéJe n’ai pas le cœur à le direOn ne voit pas le temps passerUne odeur de café qui fumeEt voilà tout son universLes enfants jouent, le mari fumeLes jours s’écoulent à l’enversA peine voit-on ses enfants...
Le temps se fend comme un fruit, entre obscurité et lumière et une brume habituelle traîne au dessus de cette étendue j'ai parcouru septembre de bout en bout, pieds nus, de pièce en pièce portant à la main un couteau bien aiguisépour couper tige ou racine ou mèche Les yeux ouverts aux coquilles d'abalone flammes des bougies commémoratives citrons fendus roses couchées le long de poutres se carbonisant Choses belles: : acres mornes de pays développé à l'image de son nom: Nulle part marécages d...
Marquée par la lune touchée par le soleil mon charme est implicite mais quand la mer se retirera elle abandonnera mon corps je ne cherche pas l'approbation indifférente au sang implacable comme le fléau de l'amour aussi têtue que mes erreurs ou ma fierté je ne confonds pas l'amour et la pitié ni la haine et le mépris et si vous voulez me connaître fouillez les entrailles d'Uranus où les océans inlassables se fracassent. Je n'habite ni ma naissance ni mes divinités moi qui suis sans âge et mêm...
Je ne pleure pas Sur le massacre des derniers Néanderthals Par un parti de Cromagnons …/… Ni sur les morts de Marignan De la Marne D’Hiroshima ou des fascismes Je ne pleure plus Trop de larmes déjà Trop de temps a passé dessus Mais je meurs De chagrin lentement sûrement A petit feu Comme celui qui Chaque jour Boit à une source empoisonnée Parce que ça dure Du Cambodge au Rwanda Et d’une Jérusalem à une autre Et des tours de New York A la gare de Madrid Parce qu’on n’a rien appris Ni compris p...
Pourquoi je bois ? Pour pouvoir écrire de la poésie. Parfois lorsque tout est diffus et que toute laideur s’efface en un profond sommeil Il y a un éveil Et tout ce qui demeure est vrai Tandis que le cœur est ravagé l’esprit se fortifie. Pardonne-moi mon père car je sais ce que je fais. Je veux entendre le dernier poème du dernier Poète. Jim Morrisson 1943 - 1971
J’ai toujours ton cœur avec moi Je le garde dans mon cœur Sans lui, jamais je ne suis Là où je vais, tu vas ma chère Et tout ce que je fais par moi-même, Est ton fait, ma chérie. Je ne crains pas le destin Car tu es à jamais le mien, ma douce. Je ne veux pas d’autre monde Car, ma magnifique, Tu es mon monde, en vrai. C’est le secret profond que nul ne connaît. C’est la racine de la racine, Le bourgeon du bourgeon Et le ciel du ciel d’un arbre appelé Vie Qui croît plus haut que l’âme ne saurai...
Pour un seul, dix fois dix années S'en furent ... N'est-ce en ce lieu-ci Que ses boucles abandonnées Effleuraient mon visage ainsi ? Plus rien ... Que les feuilles fanées Qui tombent, les saisons aussi. ♥ Peinture & Poésie de Dante Gabriel Rosseti (1828 - 1882)
Auteure : Sylvia Plath Mais je voudrais être horizontale. Je ne suis pas un arbre dont les racines en terre Absorbent les minéraux et l’amour maternel Pour qu’à chaque mars je brille de toutes mes feuilles, Je ne suis pas non plus la beauté d’un massif Suscitant des Oh et des Ah et grimée de couleurs vives, Ignorant que bientôt je perdrai mes pétales. Comparés à moi, un arbre est immortel Et une fleur assez petite, mais plus saisissante, Et il me manque la longévité de l’un, l’audace de l’aut...
L'odeur légère des petits liserons A la saveur amère et fine des amandes, Et c'est au bord du pavé blanc qu'ils sont Couchés au ras de l'herbe - en guirlandes. Et j'ai marché dessus du village à la mer. - Le sable tourne un peu sur place, et vole un peu Dès que le vent s'agite - les oyats verts Sont piquants de près, mais de loin, soyeux. Il y a mille hirondelles dans l'air... Par ces voiles de rouge toile Que les pêcheurs mènent au loin dans l'horizon, Par ce tendre crépitement vague et fra...
Je sens que toutes les étoiles palpitent en moi. Le monde jaillit dans ma vie comme une eau courante; les fleurs s'épanouiront dans mon être. Tout le printemps des paysages et des rivières monte comme un encens dans mon cœur, et le souffle de toutes choses chante en mes pensées comme une flûte. Quand la terre est endormie je viens à ta porte. Les étoiles sont muettes et j'ai peur de chanter; J'attends et je veille, jusqu'à ce que ton ombre passe sur le balcon de la nuit alors je m'en retourne...
Ryôkan https://www.youtube.com/watch?v=3jo5bYcxGX8 Ryôkan, maître zen et poète https://www.dailymotion.com/video/x8vroc "Qui dit que mes poèmes sont des poèmes ? Mes poèmes ne sont pas des poèmesSi vous comprenez que mes poèmes ne sont pas des poèmes,Alors nous pourrons parler de poésie"
Quelques jours avant son départ dans l’autre monde, et alors qu’il était en état de profonde transe médiumnique, il fit une extraordinaire prophétie à propos de l’époque troublée que nous traversons aujourd’hui, du «temps de la fin», et de l’avènement du nouvel Âge d’Or de l’humanité. Voici ce bouleversant testament. Il est d’une actualité si vibrante que l’on en vient à douter que ces paroles aient pu être prononcées il y a près de 60 années. « Au cours des temps, la conscience de l’homme a ...
Texte de Pablo casals Tu es une merveille. Chaque seconde que nous vivons est une parcelle nouvelle et unique de l'univers, un moment qui ne sera jamais plus... Et qu'enseignons-nous à nos enfants? Nous leur apprenons que 2 et 2 font 4, et que Paris est la capitale de la France. •°• Mais quand leur apprendrons-nous qui ils sont? Nous devrions leur dire : tu sais ce que tu es ? Tu es une merveille. Tu es unique. Tout au long des siècles qui nous ont précédés, il n'y a jamais eu un enfant comme...
Si tu m'oubliesje veux que tu sachesune chose.Tu sais ce qu’il en est:si je regardela lune de cristal, la branche rougedu lent automne de ma fenêtre,si je toucheprès du feula cendre impalpableou le corps ridé du bois,tout me mène à toi,comme si tout ce qui existe,les arômes, la lumière, les métaux,étaient de petits bateaux qui naviguentvers ces îles à toi qui m’attendent.Cependant,si peu à peu tu cesses de m’aimerje cesserai de t’aimer peu à peu.Si soudaintu m’oubliesne me cherche pas,puisque...
Saisir l’instant tel une fleur Qu’on insère entre deux feuillets Et rien n’existe avant après Dans la suite infinie des heures. Saisir l’instant. Saisir l’instant. S’y réfugier. Et s’en repaître. En rêver. À cette épave s’accrocher. Le mettre à l’éternel présent. Saisir l’instant. - Esther Granek - Saisir l’instant. Construire un monde. Se répéter que lui seul compte Et que le reste est complément. S’en nourrir inlassablement. Saisir l’instant.
Paroles de Georges Moustaki – Par la colombe et l'olivier Par la détresse du prisonnier Par l'enfant qui n'y est pour rien Peut-être viendra-t-elle demain Avec les mots de tous les jours Avec les gestes de l'amour Avec la peur, avec la faim Peut-être viendra-t-elle demain Par tous ceux qui sont déjà morts Par tous ceux qui vivent encore Par ceux qui voudraient vivre enfin Peut-être viendra-t-elle demain Avec les faibles, avec les forts
Maya Angelou Poète, féministe, cinéaste et actrice - - - Vous pouvez me rabaisser pour l’Histoire Avec vos mensonges amers et tordus, Vous pouvez me traîner dans la boue Mais comme la poussière, je m’élève encore, Mon insolence vous met-elle en colère? Pourquoi vous drapez-vous de tristesse De me voir marcher comme si j’avais des puits De pétrole pompant dans mon salon? Comme de simples lunes et de simples soleils, Avec la certitude des marées Comme de simples espoirs jaillissants, Je m’élève...
J'ai l'âge de voir les choses avec tranquillité, mais dans l'intérêt de continuer à évoluer. J'ai l'âge de caresser mes rêves du bout des doigts et de voir mes illusions se transformer en espoir. J'ai l'âge où l'amour est parfois une flamme qui a besoin de se consumer dans le feu d'une passion désirée, parfois un havre de paix, tel un coucher de soleil sur la plage. J'ai quel âge ? Je n'ai pas besoin de nombre, car mes désirs réalisés, les larmes que j'ai versées en voyant mes illusions se br...