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Textes, Poèmes en prose en ligne - Bibliothèque

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Parcourir Texte Faire-part

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Ma chère amie, « C’est la première fois que je reçois un faire-part de mariage. C’est la première fois que je reçois une liste de mariage. C’est la première fois que je peux écrire à une future mariée. Je te remercie infiniment pour ce cadeau que tu me fais. J’ai cassé ma tirelire pour t’offrir ce petit cadeau que tu voulais. La vie n’a pas été facile avec moi. Alors je t’envoie tous mes vœux de bonheur. Tu sais qu’il y aura des hauts et des bas. Et sans doute plus de bas que de hauts mais av...
Parcourir Texte Requiem

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Ils entrent dans la ville au pas de leurs chevaux. Hier, fiers et droits, ils reviennent aujourd’hui en travers de leur selle. Leurs chevelures dégouttant de sang tracent sur les pavés des virgules incarnats. Leurs mères et leurs femmes se pressent à leurs côtés, escortant ce défilé funèbre des vaincus. Les guerres sont incertaines et pourtant ils les aiment, leur vie leur semblerait bien plate sans elles. Les veuves, les orphelins et les mères à qui on arrache leur fils, dans une ultime doul...
Parcourir Texte Les ricochets

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Après le coup de fil d’une amie, je me sentais mal sans bien comprendre pourquoi. J’étais envahie d’une tristesse si puissante que j’en avais la nausée. Puis, me sont revenues les paroles de Mme D. avec qui j’avais rendez-vous quelques heures plus tôt : « Le monde aime la neutralité émotionnelle. Envahir les autres par une émotion positive ou négative, ils vont le vivre comme une intrusion ». Voilà, c’était peut-être pour ça : Je ressentais de nouveau ce décalage lié à mon intensité. Je suis...
Parcourir Texte Cadeau surprise

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Cadeau-surprise (Ou ma meilleure amie) « Ce bas de poche à coudre, vraiment, pas facile. Cet arrondi qu’il faut bien surpiquer, sans se tromper, franchement, pas évident ! » : Voilà en peu de mots ce que pensait Sylvie alors qu’elle avait entrepris de confectionner deux poches plaquées à poser sur le devant d’un chemisier. Elle vérifiait la tension de son fil, la position de son aiguille, la vitesse du point, sa longueur aussi. La couleur du fil devait se fondre avec celle du tissu, un fil tr...
Parcourir Texte Kfir

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Il vient tout juste d’avoir un an aujourd’hui. Pris en otage par le Hamas à Gaza. J’ai mal au cœur lorsque je vois le film où ce petit bébé rit et s’amuse avec son père avant le 7 octobre dernier. Avant son enlèvement. Avant la séparation d’avec ses parents. Avant l’horreur. J’ai mal au cœur de voir tant d’innocence bafouée. Tant de violence, tant de douleur. J’imagine, et encore, est-ce que vraiment je le peux ? la souffrance innommable de sa mère, de son père, de toute sa famille. Je voudr...
Parcourir Texte L’étrange destinée du nommé Paul Naref

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L’étrange destinée de Paul Naref Il s’appelait Paul. Paul Naref. Paul aurait préféré Michel mais on ne choisit pourtant ni son prénom ni son nom n’est-ce pas ! Ni sa famille ni de naître à Marseille ou Manille bien que certains adeptes du wokisme prétendent le contraire. Oui, Michel Dépêchetoit par exemple aurait mieux sonné à l’oreille de Paul. Bref c’était un petit coiffeur de province et sa vie manquait singulièrement de relief entre permanentes et brushings. Cependant il adorait son métie...
Parcourir Texte Opercule

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Il parait que je vis sur une autre planète, un lieu étranger à ce monde où nul autre que moi ne peut vivre. Il parait que je dois faire éclater ma bulle comme le savon dans l’air. Il parait que je plane et que je ferai bien d’atterrir. Il parait que je rêve de trop et que ça me fera du tort. Il parait que la vie est au dehors, dans le concret pratique du quotidien ordinaire. Il parait que je suis hors norme, hors des sentiers battus, hors des clous, hors de tout. Hors de hors. Il parait que ...
Parcourir Texte L'Atelier du bonheur

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Installée devant sa machine à coudre, Aurélie cousait des tissus de toute sortes : viscose, popeline de coton, lin, jersey, satin. Elle aimait toucher ses matières. A leur contact, il lui semblait qu’une partie d’elle-même se réconciliait avec l’autre partie de son être. Quelque chose comme un embrassement de toutes les personnalités qui l’habitaient. C’était étrange d’ailleurs de réaliser cela : comme si, pour être entière, elle avait besoin de la matière. C’était comme si elle retrouvait r...
Parcourir Texte Je voudrais être un oiseau !

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Je voudrais être un oiseau ! Comme les vagues de la mer se cognent aux rochers centenaires, mes assauts intérieurs sont des marées montantes qui me laissent haletante sur le côté. La fougue des puissances qui me visitent s’abat sur les dunes choquées de mes rivages. J’ai la nausée tant les forces invisibles qui arrivent et repartent en un instant claquent le pays où je vis sans y voir personne. Je suis la tempête et la mer, je suis les pierres et le sable…Je suis une île…Je suis…. J’aimerais ...
Parcourir Texte Epiphanie

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Je parlais au téléphone à ma meilleure amie qui a bientôt 97 ans. Je racontais mes espoirs, mes angoisses et déconvenues. J’entendais sa respiration comme une trace de pas vers moi. Je parlais de la beauté des étoiles, du chemin qui reste à faire et du froid qui tombe sur l’hiver. J’entendais son souffle accompagner mes paroles telle une brise légère qui réveille au matin. Je parlais de la vie, des combats à mener, des épreuves qui jalonnent les sentiers du soir. J’entendais le rythme des ét...
Parcourir Texte En Altitude

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Esther avait toujours aimé la poésie. Un soir de décembre, elle était allée se réfugier dans une petite chapelle, cachée dans l’écrin des montagnes, à plus de mille mètres d’altitude. Blottie dans le sein des massifs aux cimes enneigées, elle avait trouvé là un lieu pour respirer, un endroit pour se refaire. Elle en avait besoin, il le lui fallait ce moment de tranquillité, cet instant solitaire, seule avec personne. Ou plutôt non, seule avec le Seul, seule avec les paysages, seule dans l’es...
Parcourir Texte Les âtres

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Les Âtres L'écrivain contemplait sa cheminée, et, aux fantômes qui le hantaient, il tint ce passionné discours: -Les êtres sont des âtres ! Voyez comme les Hommes se consument ; voyez le feu intangible qui les anime. Il ne sont rien de plus. Et quoi ? C'est déjà bien assez. Ils sont comme toute cette vie qui se déploie, de la graine à la rose magnifique, et puis fanée et fantastique. Oui, ils ne sont rien de plus, jamais. -Mais voila des fois ils sont moins; des fois, ils sont des âtres étein...
Parcourir Texte Parlez-moi de caste et je...

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us fous sur la gueule Rien écrit aujourd’hui. Un jour sans. Plus ennuyeux, cela fait plusieurs jours de suite sans. Ou plutôt si, j’ai écrit un peu, mais de l’écriture automatique, enchaînant, parfois sans liaison, une idée avec une autre, un sujet après un autre. Ce qui donne des textes totalement indigestes, sauf à être un véritable fan que ça ne gêne pas d’être patient et de tenter de me suivre pas à pas dans mes chemins tortueux. Et si c’était fini ? L’idée, la plume, la création ? Dieu, ...
Parcourir Texte On a tout l'temps !

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Je n’ai pas le temps, je pars en voyage. Je n’ai pas le temps, je suis trop occupé. Je n’ai pas le temps, comment veux-tu que je fasse ? Je n’ai pas le temps, ce n’est pas dans mes priorités. Je n’ai pas le temps, faudra faire avec. Je n’ai pas le temps, t’as qu’à voir mes journées ! Je n’ai pas le temps, toi, t’as tout le temps, pas moi ! Je n’ai pas le temps, ce n’est pas le plus important. Je n’ai pas le temps, le temps passe trop vite. Je n’ai pas le temps, y’a qu’à voir mon agenda ! Je n...
Parcourir Texte ¨La mandarine de Noël

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La mandarine de Noël Errance et désoeuvrement me conduisent jusqu'au supermarché, rien ne m'intéresse, ni les piles de chocolats de l'entrée, ni les guirlandes criardes, les livres ont retenu mon attention quelques instants, puis elle est attirée par des écrans géants où des images aux couleurs artificielles défilent en boucle. Des lions sauvages , des tigres bariolés, des singes hurleurs sont filmés dans leur milieu naturel, des villes effrayantes étalent leurs monstrueuses tentacules. Plus ...
Parcourir Texte Christ est glacé

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Fait froid ce soir, Christ est glacé. Qu’est-c’ qu’il nous fait, y s’ sacrifie. Y’a pas que lui, l’est pas unique, l’est pas le seul non, combien de millions sont morts pour la patrie, combien de héros décadents, combien de roulés boulés, combien d’accidents, combien d’ tombés au champ d’horreur, ça vaut la médaille de la peur. Sacrifié. Pour nous sauver ? Sympa. Et c’est très réussi. Des vies de chiens contre la promesse d’une bienheureuse vie immortelle. On n’a rien demandé nous. Un pays de...
Parcourir Texte Devenez mon amie !

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Devenez mon amie Se sentir totalement recouverte par l’eau de mes émotions. J’ai vécu une journée ordinaire. Pourtant, impossible de dormir : je suis submergée. Telle la marée haute qui monte sans trêve jusqu’à déborder de partout, me voilà emmêlée dans les nœuds de l’émotion fougueuse sans bien comprendre ni pourquoi, ni comment. Se sentir complètement inondée par l’eau de mes ressentis. J’ai respiré des odeurs, j’ai parlé à deux personnes, j’ai regardé un peu l’actualité. J’ai entendu des c...
Parcourir Texte Les âmes à la mer

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« Un beau matin, on vient au monde, le monde n’en sait rien, puis on grandit, on recommence la danse de la vie… ». Ainsi chantait sur son album primal Maxime Le Forestier. C’est ainsi : sans rien avoir demandé ni à Dieu ni à Diable, nous passons du néant au statut de fœtus bouche cousue puis d’être humain. Au début il y a - ou pas - nos parents. Avec un peu de pot ils sont aimants et tentent de comprendre qui est leur enfant pour l’accompagner au mieux dans son développement. Cela prouve qu'...
Parcourir Texte Dimanche

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Dimanche est revenu ! Oh l’étrange réalité ! Il y a une semaine à peine, il était déjà venu ce Dimanche pour lequel, maintenant, vous savez mon aversion. Me croyez-vous ? Il est déjà de retour ! Oh comme il est habile ! Je le vois avec ses grands yeux qui me regarde par ma fenêtre, il vient sans prévenir avec son cortège de météos changeantes : un coup radieux, un coup pluvieux, un coup frileux. Il lui arrive même de trembler. Je le vois avec son sourire en coin qui en dit long sans jamais r...
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Il est un temps où la terre se trouve contrainte par le ciel. Celui-ci gris, froid, lourd se répand sur elle en trombes d’eau, ou en bruines incessantes. Il plombe l’atmosphère. Elle, la terre, devient collante, elle nous englue, voudrait nous absorber nous entraîner avec elle. Chaque pas résonne en succion, et se pare de bulles, pour essayer de survivre. Notre chaleur, et celle des bêtes, se dégagent en vapeur, floutant les contours, pour mieux s’échapper, pour mieux échapper au monde qui l...
Parcourir Texte Les bergers (il y a)

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Les bergers (il y a) Il y a des bergers qui surpassent en hardiesse les plus ardents cavaliers. Il y a des fruits défendus, on dit aussi interdits, sans que l’on sache pourquoi. Il y a des fuites insolites dont nul plombier ne peut trouver l’origine. Il y a, il y a, il y a tant de choses. Il y a les façons d’agir, certains ont l’art et la matière. Il y a tous les jours des beignets qui se perdent tandis que les crève-la-faim courent les rues. Il y a des prédateurs et il y a des profilers. Il ...
Parcourir Texte Pasiphaé

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Nos yeux s’étaient croisés lors de la présentation. Ha!, la présentation ! Ils étaient plus de quarante concurrents, à la fin il ne devrait en rester qu’un ! Mon maître avait pris soin de me brosser, et mon pelage noir corbeau laissait entrevoir des reflets bleus à la lumière , il avait jonché le sol d’herbes fraîches afin que la poussière n’en altère pas la brillance. Le public circulait entre les travées, évaluant les chances de leurs candidats pour parier ensuite. Je les regardais sans le...
Parcourir Texte Pertinence L’être au disparu

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Te souviens-tu de tes mots absents, de tes airs de bandit fuyant, de tes baisers secs et glaçants, de tes gestes biaisés et cinglants, de tes hurlements rauques et grinçants, de tes rires cyniques et stridents, de tes ordres en vers cassants, de ta langue persiflante, de tes yeux injectés d’encre, de tes mains gainées d’acier, de ta vile poigne, de tes bris de hargne, de ta verve en rage, de l’écume de ta haine – de celle de ma peine… à peine ?
Parcourir Texte Couleurs de marché

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L’été nous a quittés. La fraîcheur s’est installée. Le soleil fait la grasse matinée et se couche tôt. Les nuages osent leurs caprices de saison, pleurant tantôt en larmes chaudes, tantôt en timides gouttelettes. Les feuilles commencent à jaunir, à se recroqueviller. Elles entameront bientôt leur chute en fines volutes d’or. L’automne est arrivé … Alors que le soleil alterne avec les jours de pluie, sur les marchés l’été et l’automne se disputent les étals. Les poires et les pommes côtoient ...
Parcourir Texte Et le génie réalisa…

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Jean-Claude Genel a dit: « il n’y a pas à plus grand gourou que la vie elle-même » J’y songe suffisamment, attelant mon avenir pour que le progrès se tâte à ma porte. Étant ingénieur automobile, je sais davantage comment tourne l’industrie du travail. Je m’appelle Keith Walter Harford, né d’une petite ville dans la chambre à coucher de mes parents et grandissant toujours la tête dans les voitures. Si je possède un bon odorat, je flaire autant les bonnes affaires que les bons clients. Je me su...