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Fernand Mazade 1863-1939 Il neige. La source écume et frissonne Avant que d’aller mourir dans la mer. Un seul arbre est vert : c’est un chêne vert. Le jour se dissipe et l’angélus sonne. Le village tousse et s’encapuchonne. Aucune chanson ne réchauffe l’air : Les chardonnerets n’aiment point l’hiver. Sur les sentiers blancs ne passe personne. Le beau mois de mai quand reviendra-t-il ? Pourrons-nous bientôt cueillir le myrtil ? Et des papillons voir les arrivées ? Sous le chêne vert, trois enf...
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Étonnamment ou tristement moderne ! A relire ou à découvrir. Séléné Charles-Marie Leconte de Lisle (1818- 1894) Recueil "Poèmes barbares" 1862 (81 poèmes) Aux modernes Vous vivez lâchement, sans rêve, sans dessein, Plus vieux, plus décrépits que la terre inféconde, Châtrés dès le berceau par le siècle assassin De toute passion vigoureuse et profonde. Votre cervelle est vide autant que votre sein, Et vous avez souillé ce misérable monde D’un sang si corrompu, d’un souffle si malsain, Que la mo...
Parcourir Domaine Public L'abeille

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Quand l'abeille, au printemps, confiante et charmée, Sort de la ruche et prend son vol au sein des airs, Tout l'invite et lui rit sur sa route embaumée. L'églantier berce au vent ses boutons entr'ouverts ; La clochette des prés incline avec tendresse Sous le regard du jour son front pâle et léger. L'abeille cède émue au désir qui la presse ; Elle aperçoit un lis et descend s'y plonger. Une fleur est pour elle une mer de délices. Dans son enchantement, du fond de cent calices Elle sort trébuch...
Parcourir Domaine Public La Naissance

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Il y a une légende que l'amour de Dieu Tellement accéléré sous le cœur de Marie Qu'il a forgé sa très jeune fille A des choses plus sacrées. . . Quoi qu'il en soit, la naissance est arrivée Une nuit où toutes les étoiles syriennes Se balançaient tremblantes devant un orbe seigneurial Qui s'élevait dans une splendeur graduelle, En pause, Inondant le firmament de lumière mystique, Et tombé sur les collines respirantes Une musique soudaine Comme une distillation de ses lueurs; Une pluie d'esprit...
Parcourir Domaine Public Les roses sous la lune

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Allons ! Allons effeuiller des roses sous la lune. Clos le jardin !… Chasse tous les soucis du jour, Et ne nous parlons plus que de choses d’amour ; Nous allons respirer nos roses une à une. Descendons doucement par le vieil escalier Qui creuse pour nos pas ses marches inégales ; La rampe, en pierre aussi, s’use par intervalles Et tend vers notre main son appui familier. On a l’air à l’église ici ; le clocher proche Apparaît au-dessus des arbres du jardin, Le rose du Couchant sur son granit s...
Parcourir Domaine Public Les mots que je t'ai dits

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André Foulon de Vaulx La Fontaine de Diane, 1910 Les mots que je t’ai dits, d’autres te les diront ; Les mots que tu m’as dits, tu les diras à d’autres : Leurs caresses viendront, trop semblables aux nôtres, Effacer les baisers que j’ai mis sur ton front. Tu prendras d’autres cœurs au bleu de tes prunelles ; D’autres, pour fuir un âpre et morne isolement, Voudront nouer entre eux et toi, naïvement, Des lianes d’amour qu’ils croiront éternelles. Oubliant le passé, tu leur appartiendras. De la ...
Parcourir Domaine Public Elan Mystique

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Louise Ackermann 1813-1890 Alors j'avais quinze ans. Au sein des nuits sans voiles, Je m'arrêtais pour voir voyager les étoiles Et contemplais trembler, à l'horizon lointain, Des flots où leur clarté jouait jusqu'au matin. Un immense besoin de divine harmonie M'entraînait malgré moi vers la sphère infinie, Tant il est vrai qu'ici cet autre astre immortel, L'âme, gravite aussi vers un centre éternel. Mais, tandis que la nuit marchait au fond des cieux, Des pensers me venaient, graves, silencie...
Parcourir Domaine Public Vivre sa vie sans nul regret

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Elisa Mercoeur 1809-1835 Ne jamais redouter le temps qui nous entraîne, Attendre sans effroi son rappel vers les cieux, Chaque jour détacher un anneau de sa chaîne, Mourir sans exhaler des regrets pour adieux ; Supporter sans chagrin l'oubli de la richesse, Deviner au regard ce qu'éprouve le coeur ; Sans cesse prodiguer la plainte à la tristesse, Et présenter joyeux un sourire au bonheur ; À l'indigent ami, tendre la main d'un frère, Alléger ses malheurs en lui parlant des cieux, Et, fidèle, ...
Parcourir Domaine Public Au printemps qui ne vient pas

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Antoine de Latour (1808 - 1881) Où donc est le printemps ? Endormi sous la nue Le soleil ne luit pas ou brille sans chaleur, Et dans les champs, la neige, aux arbres suspendue, Tient la sève captive et dévore la fleur. Tout frissonne et se tait ; le pauvre laboureur S'assied morne et pensif sur quelque roche nue ; Le pain pour ses enfants va manquer, et son cœur Maudira l'heure sainte où leur mère est venue. Il est aussi des temps où du soleil divin L'homme attend le retour et le demande en v...
Parcourir Domaine Public La vie profonde

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Anna de Noailles 1876-1933 Être dans la nature ainsi qu'un arbre humain, Étendre ses désirs comme un profond feuillage, Et sentir, par la nuit paisible et par l'orage, La sève universelle affluer dans ses mains. Vivre, avoir les rayons du soleil sur la face, Boire le sel ardent des embruns et des pleurs, Et goûter chaudement la joie et la douleur Qui font une buée humaine dans l'espace. Sentir, dans son cœur vif, l'air, le feu et le sang Tourbillonner ainsi que le vent sur la terre ; — S'élev...
Parcourir Domaine Public La paix de l'hiver

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Auguste Angellier 1848-1911 Dans l'horizon d'hiver, vaste, uniforme et vide, Le ciel était d'azur, l'air paisible et limpide ; La neige étincelait sur le sol et les arbres, En cristaux infinis, plus blancs que ceux des marbres Qui viennent d'être ouverts par le choc du marteau ; Nul cri, nul bruit de vent, de ramure, ni d'eau. Un immense silence avait rempli l'espace ; Tout était suspendu ; tout ce qui vit et passe, Bouge, chante, frémit, s'inquiète, désire, Comme les mouvements aux veines du...
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Félix ARVERS 1806 - 1850 Mon âme a son secret, ma vie a son mystère, Un amour éternel en un moment conçu : Le mal est sans espoir, aussi j'ai dû le taire, Et celle qui l'a fait n'en a jamais rien su. Hélas ! j'aurai passé près d'elle inaperçu, Toujours à ses côtés, et pourtant solitaire. Et j'aurai jusqu'au bout fait mon temps sur la terre, N'osant rien demander et n'ayant rien reçu. Pour elle, quoique Dieu l'ait faite douce et tendre, Elle suit son chemin, distraite et sans entendre Ce murmu...
Parcourir Domaine Public Eloge de l'Amour

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Tout l'Univers obéit à l'Amour ; Belle Psyché, soumettez-lui votre âme. Les autres dieux à ce dieu font la cour, Et leur pouvoir est moins doux que sa flamme. Des jeunes coeurs c'est le suprême bien Aimez, aimez ; tout le reste n'est rien. Sans cet Amour, tant d'objets ravissants, Lambris dorés, bois, jardins, et fontaines, N'ont point d'appâts qui ne soient languissants, Et leurs plaisirs sont moins doux que ses peines. Des jeunes coeurs c'est le suprême bien Aimez, aimez ; tout le reste n'e...
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Victor Hugo LES OISEAUX Autour de moi, nombreux, Gais, sans avoir souci de mon front ténébreux, Dans ce champ, lit fatal de la sieste dernière, Des moineaux francs faisaient l'école buissonnière. C'était l'éternité que taquine l'instant. Ils allaient et venaient, chantant, volant, sautant, Égratignant la mort de leurs griffes pointues, Lissant leur bec au nez lugubre des statues, Becquetant les tombeaux, ces grains mystérieux. Je pris ces tapageurs ailés au sérieux ; Je criai: -- Paix aux mor...
Parcourir Domaine Public L'Absente

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L’Absente Sappho Souvent, dans la lointaine Sardes, la pensée de la chère Arignota, ô Atthis, vient nous chercher jusqu'ici, toi et moi. Au temps où nous vivions ensemble, tu fus vraiment pour elle une déesse, et de ton chant elle faisait ses délices. Maintenant, entre les femmes de Lydie, elle brille, comme après le coucher du soleil brille la lune aux rayons roses, parmi les étoiles qu'elle efface. Elle répand sa lumière sur les flots marins, elle éclaire les prés en fleurs. C'est l'heure o...
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La parure Guy de Maupassant C'était une de ces jolies et charmantes filles, nées, comme par une erreur du destin, dans une famille d'employés. Elle n'avait pas de dot, pas d'espérance, aucun moyen d'être connue, comprise, aimée, épousée par un homme riche et distingué ; et elle se laissa marier avec un petit commis du ministère de l'Instruction publique. Elle fut simple ne pouvant être parée, mais malheureusement comme une déclassée, car les femmes n'ont point de caste ni de race, leur beaut...
Parcourir Domaine Public Le Flambeau Vivant

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Charles Baudelaire (1821 - 1867) Recueil "les Fleurs du Mal" 1861 Ils marchent devant moi, ces Yeux pleins de lumières, Qu’un Ange très-savant a sans doute aimantés ; Ils marchent, ces divins frères qui sont mes frères, Secouant dans mes yeux leurs feux diamantés. Me sauvant de tout piége et de tout péché grave, Ils conduisent mes pas dans la route du Beau ; Ils sont mes serviteurs et je suis leur esclave ; Tout mon être obéit à ce vivant flambeau. Charmants Yeux, vous brillez de la clarté my...
Parcourir Domaine Public Bouche dont la douceur m'enchante

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Un poème de Catherine Des Roches - Bouche dont la douceur m'enchante doucement Par la douce faveur d'un honnête sourire, Bouche qui soupirant un amoureux martyre Apaisez la douleur de mon cruel tourment ! Bouche, de tous mes maux le seul allégement, Bouche qui respirez un gracieux zéphyr(e) : Qui les plus éloquents surpassez à bien dire A l'heure qu'il vous plaît de parler doctement ;
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Sophie d'Arbouville - L'hirondelle - Ô petite hirondelle Qui bats de l'aile, Et viens contre mon mur, Comme abri sûr, Bâtir d'un bec agile Un nid fragile, Dis-moi, pour vivre ainsi Sans nul souci, Comment fait l'hirondelle Qui bat de l'aile ? Moi, sous le même toit, je trouve tour à tour Trop prompt, trop long, le temps que peut durer un jour. J'ai l'heure des regrets et l'heure du sourire, J'ai des rêves divers que je ne puis redire ; Et, roseau qui se courbe aux caprices du vent, L'esprit c...
Parcourir Domaine Public Février 1916

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Lettre de Henri Aimé Gauthé, fils d'un limonadier de Château-Chinon. Agent de liaison en août 1914, puis téléphoniste, il tint régulièrement un journal de guerre, admirablement écrit. - Février 1916, La traversée de Commercy se fit au pas cadencé, arme sur l’épaule. Il importait de ne pas offrir le spectacle d’un troupeau incohérent et flasque. Montrer à la population, les signes extérieurs d’une troupe organisée et disciplinée. Dieu, que c’est long ce bourg ! Si je traînais au pas un sabre à...
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Marceline Desbordes-Valmore - " De l'ardente cigale J'eus le destin, Sa récolte frugale Fut mon festin. Mouillant mon seigle à peine D'un peu de lait, J'ai glané graine à graine Mon chapelet." " J'ai chanté comme j'aime Rire et douleurs ; L'oiseau des bois lui-même Chante des pleurs ; Et la sonore flamme, Symbole errant, Prouve bien que toute âme Brûle en pleurant."
Parcourir Domaine Public Romance subjonctive

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J'eus jadis une folle maîtresse très forte sur les subjonctifs. Comme le sort voulût que nos amours se brisassent, Il fallait que je composasse cette romance Pour que mes larmes se séchassent et que mes sanglots s'étouffassent. Avant que je ne commençasse, Je demanderais que vous écoutassiez cette complainte Qui est la plus triste de toutes celles que vous ouîtes.
Parcourir Domaine Public Le Chant de l'Eau

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Emile Verhaeren (1855 - 1916) Les blés mouvants (1912) L’entendez-vous, l’entendez-vous Le menu flot sur les cailloux ? Il passe et court et glisse Et doucement dédie aux branches, Qui sur son cours se penchent, Sa chanson lisse. Là-bas, Le petit bois de cornouillers Où l’on disait que Mélusine Jadis, sur un tapis de perles fines, Au clair de lune, en blancs souliers, Dansa ; Le petit bois de cornouillers Et tous ses hôtes familiers Et les putois et les fouines Et les souris et les mulots Eco...
Parcourir Domaine Public La courbe de tes yeux

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Paul Eluard - Recueil "Capitale de la douleur" - La courbe de tes yeux fait le tour de mon coeur, Un rond de danse et de douceur, Auréole du temps, berceau nocturne et sûr, Et si je ne sais plus tout ce que j’ai vécu C’est que tes yeux ne m’ont pas toujours vu. Feuilles de jour et mousse de rosée, Roseaux du vent, sourires parfumés, Ailes couvrant le monde de lumière, Bateaux chargés du ciel et de la mer, Chasseurs des bruits et sources des couleurs,
Parcourir Domaine Public La Chanson du Mal-aimé

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• Guillaume Apollinaire (1880-1918) Recueil Alcools (1913) - La chanson du Mal-aimé (1909) à Paul Léautaud. _______________________________________________________ La Chanson du Mal-aimé Et je chantais cette romance En 1903 sans savoir Que mon amour à la semblance Du beau Phénix s'il meurt un soir Le matin voit sa renaissance. Un soir de demi-brume à Londres Un voyou qui ressemblait à Mon amour vint à ma rencontre Et le regard qu'il me jeta Me fit baisser les yeux de honte Je suivis ce mauvai...