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Sorcières - Roman

Roman "Sorcières" est un roman mis en ligne par "Alena".. Venez publier un roman !
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Sorcières





Chapitre 1: Une arrivée innatendue

#Abby 


J'ouvre les yeux. Je me sens mal, encore. Je suis seule. Je suis engourdie et ne parviens pas à me lever, ni à bouger. Pourtant, le réveil sonne. Il est l'heure que je me lève et que j'aille en cours. Mais mes membres ne m'obéissent pas, j'ai la nausée et le bout des doigts qui picotent. J'ai comme l'impression de flotter a une vingtaine de centimètres au dessus de mon lit. Paralysie. Ce mot me vient continuellement à l'esprit, chaque matin, depuis deux semaines. Et comme chaque matin, je sens mon cœur cogner plus fort. Je suis morte de peur, un élan de sueur froide m'envahit le dos. Je veux pouvoir bouger, ne fus-ce qu'un orteil, pitié...
Soudain, je me sens mieux. Cette impression de flottement diminue, presque centimètre par centimètre. Ma nausée disparait, mes doigts ne me font plus souffrir. Mon cœur est calme, je suis fraiche et dispose. J'appuie sur le réveil, qui s'éteint. Je pose le pied à terre en souriant. 

Aujourd'hui, 14 septembre, c'est mon anniversaire. C'est officiel, j'ai 17 ans. Maman a surement fait du pain perdu, ca sent terriblement bon. L'odeur me donne faim, mon ventre crie famine. Comme si elle lisait dans mes pensées, maman crie « Abby chérie, descend manger. Il y a du pain perdu ». Je me rue vers la cuisine. Sur la table, un magnifique paquet juste à côté d'une magnifique assiette remplie de pain perdu, bourré de sucre, comme je l'aime.

- Merci maman, mais tu n'aurais pas dû !
- Bon anniversaire, trésor. Mange et ouvre ton cadeau...
- D'accord, lui dis-je en lui baisant la joue.

Chaque année, maman a un petit air triste. Sûrement parce que papa est mort le jour où elle m'a mît au monde. Mais cette année, c'est différent. J'avais remarqué depuis quelques jours son air tracassé. Elle était plus stressée qu'à l'ordinaire et plus attentionnée encore qu'à son habitude. Ce matin, elle était complètement paniquée. Elle eu beau essayé de me le cacher durant tout le petit déjeuner, je savais. Pourquoi ? La était tout ce que j'ignorais.

- Maman ? Qu'y-a-t-il ?
- Rien mon ange. 
- Arrête s'il te plaît. Je te connais par cœur. Tu as cette petite ride sur ton front, qui veut dire que tu as peur. Qu'est ce qu'il y a ?
- Le temps est passé trop vite... Il y a quelques jours encore, tu étais ma fille... Aujourd'hui ... 
- Aujourd'hui ?
- J'ai oublié de te dire que ta tante et Alice, débarquaient d'Australie aujourd'hui. Elles vont vivre à la maison un petit temps...
- Pardon ? Comment tu as pu oublier de me dire ça ?! Alice vient et tu ne me l'as pas dit ! Sa chambre n'est pas prête, rien... Je...
- Ne t'inquiète pas de ça. Ouvre ton cadeau, prépares-toi et va en cours. A ton retour, elles seront là.
- Il n'en est pas question. Je veux t'aider à tout préparer.
- Abby, s'il te plaît, ne sois pas pénible.
- Pénible ! Comment ça pénible ? Elle est comme ma soeur, tu peux comprendre non ?
- Catherina est ma soeur. Je ne me réjouis pas pour autant de sa venue.
- Je...
- Maintenant va te préparer. Et ne discute plus !

Je partis, agacée, mon cadeau en main. Je claquai la porte de ma chambre, plus intéressée que fâchée, finalement. L'emballage était d'une teinte que je ne connaissais pas, entre le turquoise et le vert d'eau. Je pris soin de l'ouvrir sans l'abîmer. Je découvris une belle boite blanche. En l'ouvrant, je fus estomaquée : une somptueuse robe longue, horriblement échancrée tout en restant magnifiquement décente, en georgette de soie noire, signée Dior, y trônait. Les mots ne me vinrent pas tout de suite, tant j'étais choquée. Ma mère avait du débourser une fortune pour cette merveille. Je la serrai contre moi, et vis tomber un petit bout de papier. Dessus, était écrit « Bon anniversaire mon ange. Profite bien de ta dernière journée en tant qu'adolescente comme les autres... Tu entre dans le grand secret, désormais. » Je ne compris pas la note. Je ne me formalisai pourtant pas, maman étant un peu loufoque par moment. 

Alors que je m'apprêtai à essayer la robe, j'entendis le bruit d'un vase qui se brise. Puis un petit cri résigné. Un nom, plus exactement. C'était maman. Et elle disait : « Oh, Catherina ! ».
Je déposai délicatement la robe sur mon lit. Et sortit en trombe de ma chambre. Instinctivement, j'ouvris les bras. Je fis bien car Alice avait, elle aussi, couru et m'avait sauté dans les bras.
« Abby, mon Abby, ca y est ! Tu te rends compte ? C'est merveilleux ! » Je ne comprenais pas ce qu'elle voulait dire. Mais j'étais si heureuse que je ne m'en souciai guère. Je relevai la tête et alors, je vis ma tante Catherina. J'en eu des frissons. Elle avait son sourire carnassier, aguicheur et terriblement méprisant. Elle me regarda de la tête au pied et lâchai de son ton snob : « Elle est toujours aussi moche en tout cas. Si j'avais su que j'allais avoir envie de vomir, je me serais abstenue de venir ». Ma mère la regarda, furieuse. Tante Catherina s'empourpra et s'engagea dans le couloir menant aux chambres d'amis, mais juste avant elle éclata de rire et ajouta "Pitoyable gamine sans cervelle ni atours. Que vais je faire de ça?"

Je sentis les larmes me monter aux yeux. Alice me serra plus fort, en me murmurant « Bee, l'écoute pas. Tu as toujours été belle à ta manière. Et bientôt, tu seras encore mieux. » Je souris, bien que l'envie n'était pas à l'ordre du jour. Alice me tendit un petit paquet rose bonbon. "Allez, ouuuuuvre!" piaffa-t-elle. Je tentai de sourire, sans vraiment de succès. J'avais les yeux qui piquaient, tant j'avais envie de pleurer. Sans ouvrir le paquet comme me l'avait demandé mon amie, je montai afin de me préparer et d'aller en cours. Soudain, je n'étais plus si heureuse que ça. 


Elle me suivit dans la chambre et s'assit sur mon lit, qu'elle tapota l'air de dire "Allez, viens-ici !". Je soupirai et vînt m'asseoir à ses côtés. Elle souriait, mais je décelais de la trsistesse sur son visage. Je culpabilisai: elle venait pour me voir et fêter mon anniversaire et moi... Moi, je pleurnichais, comme une gamine immature et égoïste. Je décidai de me ressaisir et lui lançai mon plus beau sourire.

- J'espère que tu n'as pas trop dépensé ! dis-je, en sachant très bien que si. Elle m'offrait toujours des cadeaux plus somptueux les uns que les autres. L'année dernière, c'était un collier d'or blanc serti de petits diamants absolument époustouflants.

- Tu plaisantes, j'espère? C'est ton dix-septième anniversaire ! Evidemment que j'ai dépensé une fortune ! Et encore, tu n'as pas vu le cadeau de maman !

- Pardon? Ta mère m'offre quelque chose?

- Bah évidemment ! C'est pas tous les jours qu'on...euh...qu'on a dix-sept ans.

- Parce que les autres années on les fait en double? raillais-je. 

- AHAH. Je suis morte de rire, espèce de sale gamine jamais contente ! persifla-t-elle, faussement choquée. Bon, alors? Tu comptes l'ouvrir un jour ou bien tu le jetes à la poubelle?


J'avais réussi ma manoeuvre: toute trace de tristesse avait disparu de son visage parfait. Je déballai le paquet et fus estomaquée. C'était une bague en or blanc absolument magnifique. Elle allait superbement bien avec le collier de l'an passé. Elle était ornée d'un énorme diamant, et son armature était parsemée d'autres diamants, plus petits. J'en était coite, abasourdie, stupéfiée, éberluée... Bref. J'étais admiratrice devant une telle beauté.  Je levai les yeux vers elle, mais ne trouvai pas de mots pour exprimer ma reconnaissance.


- Alors, elle te plaît? me demanda-t-elle. (Comme si la question se posait ! )

- Oh mon dieu, Alice... Elle est absolument fabuleuse ! 

- J'ai trouvé qu'elle irait bien avec le collier de l'an passé, alors... J'ai craqué !

- Je me suis dit exactement la même chose ! lui dis-je, avec un sourire sincère. Merci Alice, vraiment. Je...


Je ne finis jamais ma phrase. Tante Catherina était entrée, un sourire cruel aux lèvres. "Avec ça, t'arriveras peut-être à être moins laide. Enfin, vu ton état, rien n'est sûr. Je me demande pourquoi je t'ai offert quelque chose. Rien n'y fera de toute façon ! La robe, le collier, la bague, la tiare... Tu es absolument hideuse. Les artifices n'y feront rien ! " elle posa le paquet par terre et sorti, heureuse d'avoir fait éclater ma petite bulle de plaisir.

Elle claqua la porte, j'en sursautai. Ce fut la goutte d'eau qui fit déborder le vase: je me mis à pleurer comme une madeleine. Alice se leva et sorti en disant "Je reviens vite... Mais je te laisse le temps de te calmer un peu... Je vais parler à maman, Bee. Et je ne la laisserai plus jamais te dire de pareilles atrocités, je te le promets. Plus jamais!"




___________________________________


Je veux juste remercier une personne pour avoir publier ce premier chapitre à ma place, afin de me faciliter la tâche... T'es juste un adorable petit c*n ! ♥  
Du coup, je te dédie ce petit projet d'écriture, rien qu'à toi* ! :)

* Ceci à une condition: je veux un commentaire !

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Note Globale

+60

Auteur

Alena

19-01-2012

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Sorcières n'appartient à aucun recueil

 

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