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Passé intime - Texte

Texte "Passé intime" est un texte mis en ligne par "Marcel Moreau"..

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Passé intime

 

Du temps où je poursuivais mes études secondaires, j’étais basculé dans une incompréhensible passion pour une jeune fille de ma classe. C’était sans doute de l’amour que je ressentais pour elle, mais je ne pouvais pas l’identifier comme tel. S'agissait-il un coup de foudre du tonnerre ou un coup de marteau sur la boîte à méditation ? Timide et réservé, je n’avais jamais pu lui adresser la parole. J’étais aveugle devant elle, je n’osais pas l’observer. Je ne ressentais pas non plus son regard. Elle survolait mon cœur comme un bel oiseau exotique au-dessus d’une branche sans jamais désirer s’y poser. Sa beauté me clouait le bec et je mourais dans la béatitude. Parfois, en classe, le hasard nous désignait une place côte à côte. J’étais aux anges, dans ma bulle intersidéral tournant autour de Vénus. Une chaleur m’enveloppait en plus des 35° de la température ambiance que les deux ventilateurs du plafond ne parvenaient pas à faire descendre la fraicheur. Perdu dans le brouillard de mes pensées, j’avais la peine à saisir les explications de l’enseignant qui gesticulait devant le tableau avec son brouhaha ennuyeux. Arrivé à un point où je ne savais même pas dans quel cours j’étais. Près ou loin de moi, elle était dans ma vision. Mes devoirs étaient bâclés et mes leçons n’étaient jamais apprises. Les difficultés s’alignaient de bout en bout, mais les idées de donner un coup de pouce d’amélioration à cette situation ne me parvenaient pas : je ne comprenais rien ! Je m’hibernais dans une liberté, bercée par une complainte souriante et doucereuse. Elle, c’était une bonne élève. Ce n’était pas cela qui me donnait l’envie de conquérir le savoir afin de parvenir à sa hauteur. Seules, la musique et la poésie m’intéressaient. Verlaine m'apportait des rimes comme on apporte des oranges à un prisonnier pour nourrir mon esprit à tendance émotionnelle. Le rock and roll naissant me donnait du boum au cœur. Je n’étais pas malheureux dans ma conscience désordonnée, réclamant juste un sourire, une parole qui ne s’abordait pas à mon rivage. Mais qu’importait, ce bonheur sans partage me suffisait. Je supportais bien, seul, le poids. C‘était le sentiment indéchiffré qui primait et que j’hébergeais avec douceur dans mon plaisir.

C'était sur fond de guerre au Vietnam que j’avais contracté cette folie douce. Les retombées d’informations pas très réjouissantes firent leur rentrée quotidienne dans la vie simpliste et nonchalante de Vientiane, capitale du Laos, ancien royaume du million d’éléphants. Les Américains étaient traités de voyous sur les ondes du Nord. Les pourparlers de Paris n’obtenaient pas de cessé le feu. Les bombardiers B52 partant de Thaïlande survolaient notre lycée pour aller larguer leurs containers de bombes sur les villages vietnamiens, puis revenaient tranquilles au bercail, mission accomplie ; un moine bouddhiste s’immolait par le feu pour protester contre la politique antibouddhiste du gouvernement du Sud Viêtnam ; un attentat à la voiture piégée à Saigon dans un hôtel au soir de Noel, œuvré par le Viêt-Cong… 

 

A Vientiane, la vie se déroulait dans la sérénité. De temps à autre, un petit coup d’état mettait un peu d’angoisse dans la population, laissant quelques victimes par ci par là dans les quartiers et les villages, mais on se remettait assez vite pour retrouver la bonne humeur. Les Laotiens sont des gens voués à l’esprit joyeux et n’accordent pas beaucoup d’importance aux petits drames, laissant parfaire la philosophie expressive du « ça ne fait rien ».

 

Le grand marché du matin, toujours bondé et bruyant, avait une odeur particulière. Les narines s’en habituaient à force de fréquentation. Il fallait être vigilant pour ne pas glisser dans les flaques d’eau dispersées dans les allées bordées de stands sans consistance approuvée : tréteaux instables, tôle ondulée à peine fixée sur les toits. On y trouvait de tout : fruits et légumes, poissons grouillant dans l’eau claire des bassines. Un grand bâtiment, à la blancheur vieillissante, s’imposait au centre abritant de petites boutiques avec toute sorte de babioles en plastique : jouets, ustensiles divers «made in China». Vêtements, tissus et autres effets d’habillement visaient la curiosité de la clientèle indécise : on reste ? On s’en va ? On s’informe… on achète. Les étals de viande de bœuf, de buffle et de porc étaient groupés dans une enceinte préfabriquée au fond du bâtiment. Le marchandage était omniprésent et ne s’en plaignait pas. A toute heure, les affamés pouvaient s’attablés pour se gaver de friandises locales sucrées ou salées. La soupe chinoise du matin était primordiale pour se sentir en forme. La fameuse purée de poisson macéré dans une sauce à la senteur plus ou moins déplaisante, s’appréciait avec de la papaye râpée et des piments à couper l’estomac. Chose étonnante, dans ces marchés asiatiques, les étals étaient tenus en majorité par des femmes. Les Laotiens avaient quelques plats typiques mais n’avaient pas une cuisine extraordinaire. Certaines recettes étaient empruntées aux Thaïlandais ou aux Chinois. Au déjeuner, c’était du riz gluant avec de la viande de buffle séchée et des légumes ; on allait ensuite au puits pour se servir à boire. 

 

Après la défaite de Diên-Biên-Phu, les Français étaient contraints de quitter le Vietnam suivant les accords de Genève. Sous la protection de l’armée française, ma famille s'installa à Vientiane.

Dans la brume sinistre et calme de l’aube, les chemins de terre étaient martelés par des charrettes tirées par des bœufs. Des moines par tradition quêtaient la nourriture devant des maisons sur pilotis. Quelques baraques en bois, couvertes de tôles dans une enceinte entourée de fils barbelés, composaient le camp des militaires français. Nous habitions à côté dans un ensemble en bois divisé en plusieurs logements par des bambous tressés. Il n’y avait pas de voitures, juste quelques camions et des jeeps de l’armée. Une grosse jante, accrochée au portail, servait de cloche pour sonner la fin du travail… Elle résonne encore dans mes oreilles. Le soir arrivait assez tôt et les nuits étaient des nuits d’encre. Pas d’éclairage, personne dans la rue. On s’éclairait à la bougie et à la lampe de pétrole. L’eau sortant des puits était filtrée pour la rendre potable. Quelques fois, au mess des officiers, on me donnait une boîte de ration militaire. Je recherchais toujours le petit carré de nougat qui était logé parmi le gruyère, le pain de guerre et autres ingrédients que je n’ai plus en tête. La situation était triste et monotone de ce début de l’exile. Rien ne semblait vouloir effacer cette grisaille récurrente. Par malheur, un incendie accidentel avait ravagé, avec une extrême rapidité, la rangée de maisons dont la nôtre. On n’avait que notre peau à sauver. Relogés ailleurs, par la grâce de l’armée, nous avions pu reconstituer tant bien que mal notre existence cahoteuse.

Je n’allais pas à l’école… Cette situation retardait sensiblement mon éducation. A huit ans, je ne savais pas lire ni écrire. Mon français était un peu insuffisant, car on ne le parlait pas à la maison ; ma mère ne savait que quelques mots. Mon grand-père était Français et avait mené toute sa vie dans les terres du Tonkin à l’époque glorieuse de la colonisation française de l’Indochine ; je suis donc Français et la langue de Molière m’était venue rapidement, sans aucune difficulté apparente. Quelques instituteurs, venus de France, avaient établi des programmes de cours et l’enseignement était donné dans des shelters en tôle dans les terrains vagues parmi les détritus et les mauvaises herbes. Il y avait bien un lycée portant le nom de Pavie, un explorateur, devenu vice-consul de France au Laos, mais c’était réservé aux élèves plus âgés. Mes premières pages d’écriture commençaient à germer dans un cahier et je m’accrochais au b.a.-ba de l’alphabet…

Enfin, avec l’arrivée des étrangers, Vientiane se construisit. La ville se développa. La mission militaire française obtint un camp spacieux et convivial avec des maisons d’habitation, une salle de restaurant avec bar, une cuisine et des bureaux. Un court de tennis, un terrain de football et un centre de soins hospitaliers complétèrent l’ensemble.

Le lycée de Vientiane fut ouvert et les professeurs Français arrivèrent en nombre pour lancer le même programme d’étude qu’en France. La vie prit un tournant heureux et sympathique. Nous logions désormais dans un grand logement à proximité du camp militaire et je bénéficiais du transport scolaire organisé par la mission. Je prenais plutôt mon vélo pour aller à l’école, me sentant plus libre pour gambader ailleurs après les cours. C’était à ce moment que mon cœur d’adolescent battait la chamade. Ma rose lycéenne avait deux sœurs. Elles fréquentaient le même lycée. Un chauffeur les déposait tous les matins devant le portail. Son père, officier dans l’armée française, avait le privilège de posséder un chauffeur et une 4L. Le bruit courait dans l’établissement qu’elle était ceci, qu’elle était cela. Qu’elle avait un copain attitré, même plusieurs. Mais comme Ronsard, je ne me morfondais pas. Le seul embarras, je ne pouvais pas offrir une ode charmante à ma mignonne et peut-être, elle s’en moquait éperdument.

 

Avec quelques copains, on avait formé un groupe de musique pour tenter de se produire sur scène. Quelques accords de guitare appris par-ci, par-là : Do, Sol, Fa. Doté de plus de prouesse, j’attaquais quelques accords barrés. Avec nos guitares électriques à deux sous et un matériel pourris, on n’avait jamais pu construire un morceau sans bavure. J’étais embêté avec l’accord du Ré mineur dont le doigté n’était pas parfait, mais qui sonnait bien et que j’avais mis du temps à le rectifier.  On ne s’accordait pas, le tempo était absent, on n’avait pas de batteur. On venait aux répétitions pour un bœuf, improviser et partir dans des séances de rigolades. Apache des Shadows était devenu Iroquois ou n’importe quoi. Rien n’était sérieux ! De ce fait, on n’était jamais monté sur scène. Cette affaire dura trois mois sans tambour ni trompette. Les autres groupes locaux, bien conçus, avaient beaucoup de talent et donnaient de vrais concerts avec les premiers répertoires des Beatles, des Rolling Stones : love me do, I can’t get no…. On écoutait d’autres chanteurs, Anglais, Américains et Français. Il y avait Cascades pour « the Rhythm of the Rain » qui avait été repris par Sylvie Vartan « en écoutant la pluie », the Mckoys avec leur « Hang On Sloopy » et des chansons des célébrités de la country music… Les Asiatiques étaient fanas de ces mélodies et les musiciens les mettaient sympathiquement à leur sauce. Le twist, le rock et le slow prenaient la place dans les surprises-parties, animées par des orchestres.

Le cinéma ? Incroyable ! Les films étrangers étaient diffusés avec les voix, en direct, d’une femme et d’un homme, détruisant complétement les dialogues originaux. Heureusement dans les films d’Elvis Presley, ils laissaient quand même le King chanter dans sa langue maternelle.

Dans les conversations d’adolescents, nous aimions parler des filles et son prénom était souvent évoqué, ce qui me plaisait beaucoup, bien que mes copains sussent ce que j’avais pour elle. En fait, nous étions deux à nourrir l’espoir inconsidéré pour notre lycéenne bien en pleine dans sa beauté juvénile. Nous nous plaisantions beaucoup, et les fous rires se déclenchaient comme des feux d’artifice. Il faut dire qu’avec eux, je n’étais pas timide du tout.

Un fils d’ambassadeur faisait partie de notre groupe. Après avoir fait un séjour dans une école en France, il nous rapportait des blagues toutes fraîches, mais qui semblent ringardes aujourd’hui. En classe, il dessinait, à main levée, des avions de la dernière guerre, chuchotait et envoyait des petits mots aux uns aux autres derrière le dos du professeur. Nous avions aussi un Anglais parlant un peu français. Un jour, assis à côté de moi, il n’arrêtait de me parler, ce qui valut à tous les deux une mise à la porte pour le restant du cours.

Parfois, avant les cours, un élève, plus hardi et ayant une idée rigolote, s’emparait du tableau pour étaler des petites cochonneries, du genre : les blue-jeans Lee, les soutiens- gorge Lou ou bien un phallus avec ses bavettes bien gonflées. Les profs, qui avaient l’habitude de ces idioties, réclamaient juste le nettoyage complet du tableau.

Nous avions aussi des petites discussions avec des jeunes Américaines. Leurs pères étaient militaires et étaient engagés dans le conflit au Viêt-Nam. On s’en sortait pas mal avec les gestes et nos rudiments d’anglais acquis à l’école. Les Américains habitaient dans des villages somptueux conçus rien que pour eux avec des maisons individuelles, pelouse bien taillée devant des rues portant des noms. Ah, ces expatriés de chez l’oncle Sam, il leur faut du sur-mesure quand ils s’installent quelque part !

Avec les voisins, nous organisions des parties inlassables de pétanque On allait attraper des poissons dans les rizières pendant la saison des pluies.

Dans l’enceinte des pagodes, souvent les fêtes foraines se déployaient en nocturne avec les danses folkloriques et des marchands de victuailles. Toute l’année, les fêtes se succédaient. Nous nous amusions comme des fous à la commémoration de la nouvelle année laotienne. Le matin, les fidèles allaient à la pagode pour laver les statues du Bouddha et déposaient fruits et légumes devant les autels, puis pour souhaiter une bonne année, on aspergeait de l’eau les uns sur les autres. Ce jour-là, personne n’échappait à la bataille de la flotte ; l’ambiance heureuse était à son apogée. Les vêtements légers, mouillés des femmes et les jeunes filles offraient un moment pimpant. Les batailles d’eau se livraient aussi entre les voitures et autres 4x4 dans les rues.

La fête des fusées était une fête profane dédiée à la fécondité et à la pluie. Les processions multiples accompagnées de danses et de musique se propageaient dans les villages. Les hommes se maquillaient le visage avec de la suie noire et brandissaient des phallus en bois. Dans l’après-midi, tout le monde se réunissait dans un champ pour le lancer des fusées. Ces fusées en bambou étaient énormes, longues, rempli de poudre et étaient hissées sur une rampe de lancement. Certaines, dans un puissant sifflement, s’envolaient loin et haut, d’autres, ceux qui ne partaient pas, provoquaient un cri de désolation et de déception dans le public. Ces fusées devaient toucher les nuages pour inciter la saison des pluies à arroser les rizières.

Je prenais aussi le car de la mission pour aller au catéchisme avec une bande de jeunes Français. J’étais le souffre-douleur d’une fille. Elle m’embêtait à l’aller et au retour. Je la laissais faire car, on s’aimait bien et je n’étais pas timide pour un sou. On entamait même les derniers tubes de Johnny Halliday pour mettre de l’ambiance dans le véhicule. Le dimanche, je servais la grande messe. Le prête comptait beaucoup sur moi pour ce rituel, mais je prenais parfois la liberté d’aller à un concert au lycée. Comme je ne prenais le temps de prévenir, c’était la panique pour monsieur le Curé qui s’empressait, au dernier moment, de trouver un fidèle pour me remplacer.

Daniel, un copain qui m’emmenait chez lui, pendant les heures de permanence, pour boire des mixtures de jus de fruits et de sirop qu’il préparait. Il vivait seul avec son père, dans un quartier scintillant de quelques maisons closes, à côté d’un cimetière envahi par de hautes herbes sauvages sous lesquelles il était difficile de retrouver une tombe. C’était aussi un chahuteur de classe suprême à l’école Il mettait aussi un désordre fou dans sa maison. Roger qui logeait avec sa famille devant une pagode, sur la direction de l’aéroport, avait toute une collection de Tintin et Milou. Grâce à lui, je les ai tous lus. Maurice, fan d’Elvis Presley, avait toujours une critique d’un film du King à sortir lors de notre rencontre. Il me les racontait de A à Z. Jacky, Armand, Rémi et moi habitions le même quartier. Nous formions une petite équipe et les journées sans cours, c’était la pêche, les balades à vélo à travers la ville et les visites de sympathie dans les villages.

La ville à Vientiane avait un sentiment de bonheur, malgré le régime politique instable et fragile…

La guerre au Viêtnam qui avait fait couler beaucoup d’encre, de sang et de larmes ne nous chagrinait pas trop. Nous étions loin des hostilités. Nous commentions les évènements et c’était tout. Le mouvement « Peace and love » qui regroupait les jeunes gens dans les grandes capitales, suivi par la génération Woodstock avait fait peut-être un petit geste pour la paix, mais c’était sans résultat probant. A force de lassitude à faire s’incliner le Vietnam, les Américains ont dû lâcher du lest sinon le conflit aurait duré encore. La bombe « Hiroshima » les aurait proclamé vainqueurs, mais le monde aurait craché sur leur figure et les maudit jusqu’à la sonnerie des trompettes de Jéricho. Les guerres sont menées pour changer les habitudes d’une société. Ce n’était pas bien hier ?

J’aime bien l’Amérique pour la musique ; c’est un pays qui s’offre de grands artistes. La country music s’était logée dans mes tympans par ses divers instruments traditionnels : fiddle, dobro, mandoline… Le bluegrass et les chanteurs du Grand Ole Opry des années 50 restent toujours mes favoris. A vrai dire, je n’ai encore jamais foulé l’herbe bleue des Etats-Unis.

Ce mur transparent érigé dans l’imbécilité entre elle et moi depuis notre rencontre incarnait une inhumanité qu’on ne pensait même pas à le briser. On aurait pu, comme avec les autres élèves, établir une camaraderie ou une simple amitié afin de se parler, d’échanger les idées et émettre un bonjour tous les matins. Cette situation serait-elle unique et inédite à moi et à même à elle ? Serait-elle comme moi, timide et réservée ? Ressentait-elle un sentiment pour moi ? Y-a-t-il là une psychologie de la conscience à mettre en étude ? Réponse en suspense…

Pour elle, j’ai toujours une pensée dans les petits moments cafardeux. Etait-elle coupable de mon éloignement de la Géo, de l’Histoire, des Maths ?... Non, je ne pense pas. Au contraire, je pense que son silence conduisait les sens à la tendresse et à l’amour. C’était moi qui étais fautif et qui suivais une idéologie abstraite n’appartenant qu’aux principes rationnels de mes perceptions troublées.

Beaucoup d’eaux ont passé sous les ponts et dans le Mékong, fleuve mystique dans lequel j’avais failli me noyer, et tant de roses se sont fanées depuis, j’ai toujours dans un coin de mon cœur, sa beauté de source métissée et ses éclats de rires avec ses copines derrière le décor nostalgique de mon passé intime.

 

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Blog

Marcel Moreau

03-09-2016

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Passé intime n'appartient à aucun recueil

 

Texte terminé ! Merci à Marcel Moreau.

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