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Lettre aux chrétiens - Article

Article "Lettre aux chrétiens" est un article mis en ligne par "Mathieu Wagener"..

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Lettre aux chrétiens

 

Bonjour mon Père,

                Je tenais à vous adresser cette lettre. Je m’appelle Mathieu Wagener et cette missive me servira d’exutoire, de dénonciation et de confession, mais aussi de message d’espoir.

                Durant mon enfance j’ai connu diverses blessures, physiques, morales et spirituelles. Ma mère qui aujourd’hui a rejoint votre Seigneur a lutté seule pour élever ses quatre enfants dans le Respect de Dieu et l’apprentissage par lequel doit passer tout homme civilisé pour vivre en société, dans la paix et la sérénité.

                Pourtant, dès ma plus tendre enfance, et avec la réflexion inachevée qui est le propre de la jeunesse, les dogmes et préceptes qui l’on m’inculquait ne collaient pas avec la réalité quotidienne observée en dehors du foyer familiale.

                Enfant Chétif et renfermé j’ai vécu très tôt des brimades. Les brimades représentent  l’arme de prédilection des enfants envers qui est différent, envers ceux qu’ils ne comprennent pas et qui ne leur ressemble pas. Les raisons de mon renfermement sur moi sont multiples mais je dirais que ce fut principalement un mélange d’imagination intense et de profonde réflexion. Réflexion sur mon identité, sur mon mal-être, sur cette violence exacerbée que je vivais chaque jour, et évidemment réflexion sur Dieu et son message.

                Ne comprenant pas le fossé entre une religion d’amour, mon empathie naturelle et la réalité à laquelle j’étais confronté à chaque instant, je me suis très tôt et de manière brutale écarté de la religion car malgré mes prières rien ne changeait. Dans mon ignorance d’enfant je ne réalisais pas que ces épreuves m’étaient nécessaires, nécessaires pour forger l’esprit de l’homme que j’étais destiné à devenir, je grandis ainsi dans le rejet et la colère envers toute forme de religions.

                Je ne vous parlerais pas de mon adolescence sinon pour dire qu’elle fut tumultueuse et mouvementée, traversée par la drogue, l’alcool et la sexualité débridée, dans cette débauche hédoniste qui me semblait dorénavant constituer une fin en soi mais qui aussi, curieusement, me laissait toujours insatisfait.

                Je ne peux énumérer le mal que j’ai fait pendant cette période houleuse, du mal à moi-même en premier lieu, à mon corps et à mon âme mais aussi à mes amis, à ma famille et à ceux que je considérais comme mes « ennemis ». Mais malgré cela et grâce à l’apprentissage dès la plus tendre enfance du sens moral, de l’équité, de la conception du bien et du mal, je ne pense pas avoir été, à aucun moment, foncièrement mauvais, hormis dans une certaine mesure sous l’insidieux esclavage de la colère noire.

                Au fur et à mesure que j’accumulai les années, et où la folie de la jeunesse trouvait de moins en moins de quoi s’alimenter, je me suis mis à m’interroger sur les raisons profondes de ma souffrance émotive et intellectuelle. M’interroger sur ce vide abyssal que je sentais au fond de moi, et progressivement je pris conscience que c’était surtout la rupture de mes liens spirituels qui me faisait tant souffrir.

               Mais comment renouer avec une religion à laquelle je ne croyais plus et qui m’avait tant de fois fait défaut ? Comment accepter son Message avec ce clivage par rapport au monde actuel ? J’ai donc suivit le chemin de toute personne sage et sensé, j’ai étudié les autres religions. Évidemment en premier lieu les religions les plus proches de mon éducation et de mes aspirations, c’est-à-dire les diverses formes de Christianisme, puis la religion Juive, puis le Bouddhisme et enfin l’Islam. Tout cela dans l’espoir que le genre Humain avait forcément créé tout au long de son histoire plurimillénaire une théologie, une pensée spirituelle, me correspondant.

              Je fus systématiquement déçu et insatisfait car toujours je trouvais des failles, des lacunes, des incohérences et l’immobilisme supposé de ces doctrines me semblait inadapté à ce monde sans cesse nouveau et changeant qu’est le présent. Mon esprit si verrouillé par les épreuves et par les souffrances était devenu si critique que je ne pouvais plus accepter la moindre concession, faire le moindre accommodement à l’Humanisme profondément ancré qu’il avait développé. C’était pour moi tout ou rien, du moins pendant cette période.

             Ces années d’études théologiques ne furent pas vaines car elles me permirent de devenir un homme meilleur. Je comprends depuis que ce qui est vraiment important ce n’est pas tant l’adhésion à une religion qu’une moralité juste et une forte intégrité, un élan spontané et iinconditionnel pour ce qui est foncièrement bon.

Lors de mes recherches je suis tombé sur un texte écrit par Max Ehrmann, un écrivain américain, texte apparemment écrit en 1927. Ce texte est devenu l’un des principaux fondements du sens moral qui me définit aujourd’hui, je tiens à vous le faire partager.

                                                                      DESIDERATA

                Va, reste calme au milieu du bruit et de l’impatience et souviens-toi de la paix qui découle du silence.

                 Si tu le peux mais sans renoncement, sois toujours en bons termes avec tout le monde. Dis ce que tu penses clairement, simplement et écoute les autres, même les sots et les ignorants car eux-aussi ont quelque chose à dire.

                 Evite les gens grossiers et violents car ils ne sont que tourments pour l’esprit. Si tu te compares aux autres tu pourras devenir vaniteux ou amer, mais sache qu’ici-bas il y aura toujours quelqu’un de plus grand ou de plus petit que toi.

                 Sois fier de ce que tu as fait dans le passé et de ce que tu veux faire dans l’avenir. Aime ton métier, même s’il est humble ; c’est un bien précieux en notre époque troublée. Sois prudent dans le monde des affaires car on pourrait te jouer de vilains tours mais que ceci ne te rende pas aveugle ; bien des gens luttent pour un idéal et partout sur la Terre on meurt pour ce en quoi l’on croit.

                 Sois toi-même, surtout dans tes affections. Fuis le cynisme en Amour car il est un signe de sécheresse du cœur et de désenchantement.

                 Que l’âge t’apporte la Sagesse et la joie d’avoir des enfants autour de toi. Sois fort pour faire face aux malheurs de la vie mais ne te détruit pas avec ton imagination ; bien des peurs prennent naissance dans la fatigue et la solitude.

                 Et malgré la discipline que tu t'imposes sois bon envers toi-même.

                 Tu es un enfant de l’univers, tout comme les arbres et les étoiles et tu as le droit d’être ici. Et  même si cela n’est pas clair en toi tu dois être sûr que tout se passe dans l’Univers comme c’est écrit. Par conséquent sois en paix avec ton Dieu, quelle que soit en toi son image ; et à travers ton travail et tes aspirations, au milieu de la confusion de la vie, sois en paix avec ton âme.

                 Dis-toi qu’en dépit de ses faussetés, de ses ingratitudes, de ses rêves brisés le monde est tout de même merveilleux ; sois prudent et tache d’être heureux.

 Max Ehrmann (1927)

                  Avec mon regard de plus en plus acéré sur les questions de l’élan spirituel et les religions ainsi qu’aux connaissances contigües comme l’Histoire, la Science et l’actualité, j’ai également réalisé autre chose de primordial, de vital.

                  Je vais aborder un sujet sensible qui va vous paraitre, à première vue, dénué de sens et faux mais je vais vous demander de lire jusqu’au bout s’il vous plaît.

 Vous chrétiens vivez des heures sombres.

                  Aujourd’hui le peuple chrétien est celui qui au niveau mondial est le plus persécuté, celui qui souffre le plus des « brimades » des autres, je reprends ce terme de brimade à dessein, car pour moi les auteurs de ces faits ne sont que des enfants, c’est-à-dire des hommes et des femmes inachevés.

                  En France, le politiquement correct, l’aveuglement et la langue de bois m’interdisent de nommer le principal coupable de ces méfaits. Ce coupable insidieux et calculateur s’est vu, à force de mensonges et d’intimidations donné le statut de religion officielle quand le terme de secte lui correspondrait mieux.

                  Pourtant cette doctrine sectaire à un nom, un nom qu’on nous a appris à ne pas dire sous risque de déclencher le malaise, l’incompréhension et les foudres de ses adeptes. Un nom que pourtant on ne doit pas craindre mais connaitre, ce nom c’est l’Islam.

                  Je ne parlerais pas en mal de cette idéologie ; de ses préceptes et de ses enseignements, malgré la connaissance certaine que j’ai sur le sujet. Je ne parlerais pas du concept de Al-Wala Wa’l-Bara, de celui de Taqiyya. Je ne parlerais pas de terme comme celui d’Oumma, de Jizia, de Dhimmi, de Kâfir, de Sunna ou de Charia.

                  Je ne parlerais pas de cette réalité pseudo-religieuse qui dérange tant sauf pour vous dire que certaines personnes éclairées, dont je pense faire partie (malgré les lacunes immenses de mes connaissances) réalisent le risque certain que cette théocratie représente pour le monde libre et pour le genre Humain dans son ensemble.

                  Nous réalisons vos souffrances quotidiennes au niveau mondial malgré votre gentillesse et votre Amour pour autrui. Nous réalisons  que les valeurs que vous défendez et appliquez chaque jour, sont des valeurs saines et louables et qu’elles poussent l’Homme à s’accomplir, à devenir meilleur.

                  Je suis une de ces personnes et le nombre des gens qui réalisent et comprennent cette terrible menace augmente chaque jour.

                  Quant à moi mes pensées vont vers vos frères Coptes d’Egypte, du Mali et du Soudan. Mais aussi vers tous les chrétiens du Moyen-Orient, d’Afrique et d’Asie vivant sous le joug de monstres tyranniques et qui malgré tout conservent leur foi et leur amour inconditionnel de l’être humain.

                  Comme je respecte vos frères ! Comme je prie pour eux et pour vous. Comme mon âme saigne face à vos tourments, comme mes larmes coulent pour vous Chrétiens mais aussi pour le peuple Juif et toutes les religions persécutées dans le monde.

                  Je suis théiste et croyant, plus agnostique qu’autre chose dans un état laïc, mais je suis un sans-drapeau, je n’ai pas (et ne peux avoir) de religion mais l’idée de Dieu, ce Dieu unique et indivisible je veux bien y croire. Mais je crois avant tout en moi, en mon sens moral et en mon intégrité.

                   Il y a 74 ans commençait une guerre mondiale contre le fanatisme politique et expansionniste du nazisme. Après des années de souffrances et de misères, après tant de blessures et de cicatrices, nos aïeuls heureusement victorieux mais traumatisés se sont juré de ne jamais laissé la terreur et l’intégrisme revenir. Ce sang versé pour cette cause louable, Nous, Citoyens du monde libre, ne l’avons pas oublié.

                   Une réalité qui dérange, comme à dérangé la montée du nazisme et de l’intolérance à cette époque. La réalité c’est que nous vivons les dernières heures d’insouciances et d’aveuglement. La guerre est là, une guerre que nous n’avons pas déclenchée et dont nous ne voulons pas.

                   Mais quand le vrai visage du mal et de l’intolérance, de la haine et du despotisme, va se dévoiler (doux euphémisme), démontrant son hostilité et ses prétentions liberticides. Quand l’islamo-fascisme balaiera la crédulité, la gentillesse des sots et l’aveuglement de tant de nos compatriotes. Quand ce jour arrivera, et ça arrivera très vite, sachez mon Père ainsi que vos fidèles que les défenseurs de la paix, les gardiens de l’Humanisme et de la Liberté seront là, fin prêt pour lutter et protéger vos droits légitimes et votre si belle religion, même au détriment de leurs âmes.

                   Avec toutes mes prières et tout mon Amour pour vous, mon Père et pour  vos fidèles je vous souhaite l’accomplissement de votre âme, le bonheur et la félicité ; peu importe dans quelle vie et dans quelle réalité.

                   Pour finir un poème d’Ademar de Barros  poète brésilien, montrant que tout n’est pas si sombre en ces temps obscurs.

" Comme je marchais sur la plage au soir de ma vie, je me suis retourné,

Et j'ai vu sur le sable l'empreinte de mes pas.

Chaque pas était un jour de ma vie et ils étaient tous là,

Je les ai tous comptés et reconnus…

Du plus loin que j'ai vu, à coté de mes traces

S'imprégnait une trace jumelle,

C'étaient les pas de Dieu qui marchait côte à côte avec moi,

Comme il me l'avait promis tout au long de ma vie ;

Et comme je regardais ce long ruban de nos traces parallèles,

Il me sembla voir qu'à certains endroits

il se rétrécissait et que seule une empreinte se lisait sur le sable.

C'était l'empreinte des jours les plus noirs, ces jours de larmes et de deuil,

lorsque l'on se sent souvent très seul et abandonné ;

Jours d'angoisse et de mauvais vouloir aussi ; jour d'épreuves et de doute.

Jours intenables…jour où moi aussi j'avais été intenable.

Alors, me tournant vers le Seigneur, j'osai lui faire des reproches :

" Tu nous as pourtant promis d'être avec nous tous les jours !

Seigneur où étais-tu lorsque j'ai tant pleuré ?

Pourquoi ne marchais-tu pas à mes côtés ? "

Et le Seigneur m'a répondu :

" Mon enfant bien aimé, les jours où tu ne vois qu'une trace sur le sable, ce sont les jours où je te portais. "

Mon Père je vous remercie d’avoir lu ma lettre.

 Amitiés Sincères,

Mathieu Wagener

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Blog

Mathieu Wagener

29-01-2015

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Article terminé ! Merci à Mathieu Wagener.

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