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Les maux d'amour - Grande Nouvelle

Grande Nouvelle "Les maux d'amour" est une grande nouvelle mise en ligne par "Nicolas Paskow"..

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Certaines scènes de ce roman peuvent présenter un contenu choquant.

Les maux d'amour

Mini  Roman 

*

Introduction

 

Il n’est en rien évident d’écrire sur l’amour. On tombe souvent dans un sentimentalisme sans nom et je ne dois surement pas déroger à la règle. Il est faisable de tenter l’original, dans un domaine aussi vaste que celui du sentiment humain, mais il est fréquent que cela résulte sur le classique conte de fée ou le mélodrame. Il me parait donc plus honnête de dépeindre du vécu, du vrai. Je vais essayer au mieux de me souvenir de ces histoires dans leurs déroulements et dans leur véracité. Celles-ci remontent à plusieurs années, plus d'une décennie. C’est pourquoi, je sais d’avance qu’il y aura des inexactitudes, des défauts temporels comparé à ce qui fut vécu. Le regret n’apportera en tout point, que la tristesse, seul le souvenir et l’amour reste. Les histoires se ressemblent, sans être identiques et apportent leurs lots d’émotions. L’amertume face à ce passé n’est pas la solution, le sentiment reste et pénètre un être à tout jamais. L’oublie semble une option que l’on ne peut prendre en considération, on vit avec et on avance malgré ce passé. Faisant de nous ce que l’on est, mais un éternel sentiment d’insatisfaction que l’on ne parvient jamais réellement à identifier et à surpasser.

Ce que je vais tenter de relater, je l’espère ne froissera pas les personnes qui ont, par le passé, pris part à cette histoire. Je ne voulais nullement émouvoir, me plaindre, jouer de la vérité, je ne souhaite que parvenir à illustrer une romance qui, il n’y a pas si longtemps pourtant, paraissait impensable aux yeux de certaines personnes. Je ne pleure pas sur ce qui n’est plus, je vibre de ce qui fût et de ce qui pour toujours restera gravé en moi.

Merci à ceux qui en furent les acteurs et à ceux qui ne m’ont jamais découragé à relater une part de moi. 

La chambre morne qui nous entourait ne laissait pas la place à la moindre imagination et dans ce cas précis surtout pas à la moindre improvisation… Edouard me demandait de raconter ce qui avait formé mon cœur de la sorte, de lui narrer l’histoire qui avait fait de moi celui qui, aujourd’hui, lui tenait la main. Prenant ma respiration je regardait le carrelage fait de carreaux ridiculement petits. Ma bouche était sèche et je n’avais pas envie de parler de ça dans ce contexte, avec cette annonce toute fraîche qui venait de m’assommer. Je commençais pourtant :

« C’était en 2004, Jonathan était dans ma chambre, chez mes parents, il avait trouvé le livre que j’avais écrit sur cette période de ma vie qui s’inscrivait, pour moi, comme le commencement de tout et que j’avais tenté d’intituler « Une maladie amoureuse »

Je sortait de mon sac le fameux livre en question, sans savoir pourquoi ce livre, que j’avais écris, ou plutôt griffonnais, se trouvait toujours dans mon sac. Je le trimbalais partout pour modifier, enrichir cette histoire que je ne parvenais pas à oublier et que malgré tout jamais beaucoup de difficulté a coucher sur le papier. J’ouvris la première page et débutais la lecture

Une maladie amoureuse

Le soleil traversait les stores de la chambre, les rayons du soleil touché le corps inerte sur le lit, mettant en évidence la nudité de Thomas enroulé dans une couette de couleur blanche. La luminosité, le fit tourner le dos à la fenêtre et pousser un grognement. Il passa sa jambe nue au dessus de la couette, ouvrit les yeux et regarda l’armoire qui lui faisait face, il soupira. Thomas, se mit assit péniblement sur son lit, une musique sourde et lointaine arrivé par la porte de la chambre : une sonnerie de téléphone. Il se leva et traversa le couloir qui le séparait de la cuisine. Il entra dans la pièce froide sans éclairage et sans allumer la lumière, regarda autour de lui en se frottant la tête, décoiffant un peu plus ses cheveux bruns mi- longs. Il pris le réservoir d’eau de la cafetière qui lui faisait face, posée sur le réfrigérateur. Une fois remplit d’eau, il saisit un philtre le positionna dans la cafetière avant d’y ajouter du café. Il saisit une tasse sur le meuble au dessus de l’appareil qui commença à faire du bruit et, comme à son habitude, verse de la vodka dans le fond du récipient. Thomas sortit de la cuisine, longea le corridor et arriva dans le salon. La sonnerie du téléphone retentit de nouveau. Le jeune homme alluma sa chaîne stéréo. Une musique mécanique, à un volume difficilement supportable se mit à hurler dans le salon. Thomas se mit à danser et ne fit nullement attention au téléphone qui sonnait encore. Il se regarda dans la psyché en se caressant le torse. Agé de 19 ans, Thomas était un beau garçon : 1m80, 80 kilo de muscle, la peau blanche, les yeux verts et les traits parfait d'un visage aquilins. Ses fesses musclées, bougeaient au rythme de la musique. Le téléphone retentit une énième fois. Il soupira et retira le combiné de son socle. Il regarda la pendule qui se trouve au dessus de la porte du salon, porta le téléphone à son oreille et décrocha :

« Oui Paul ? Déclara Thomas avec une voix qui exprimait clairement le mécontentement. Qu’est-ce que tu veux ?

• Charmant l’accueil… Baisse la musique Thomas ! Lui répondit une voix calme et bluette.

• Tu n’es pas là et tu me fais quand même….

• Ne dis pas quelque chose qui va me mettre en colère. Coupa Paul, faisant rire Thomas qui baissa le volume de la chaîne HIFI.

• Je sais, je sais ! Alors dis moi, qu’est-ce que tu veux ? Demanda Thomas en sautant sur le canapé.

• Je suppose que tu viens de te lever ?

• Bingo !

• Il est 16h, tu me sidères toi, Putain ! La vie de pacha à 19 ans, je tuerai pour être à ta place.

• Et avoir une famille de merde comme la mienne. Oh super ! On échange ?

• Passons ! Bon, moi je sors de cours et je voulais venir te voir, mais je ne veux pas déranger où te réveiller.

• Oh c’est vrai ça te dérange d’habitude. 

Une porte claqua au bout du couloir.

• Ah merde, je ne suis pas rentré seul… Apparemment ?

• T’es incroyable toi ! Anthony, 22 ans, il étudiant en droit et vous vous êtes galoché au bar hier soir ! Déclara Paul en rigolant pour dissimuler son énervement.

• Heureusement que t’es là, ses pilules me mettent en vrac.

• Je ne t’es rien vu prendre hier soir ? Demanda Paul surpris

• Mes pilules ! Mon nouveau traitement. Répondit Thomas en levant les yeux au ciel.

• Ah… j’avais pas suivi. Bon ben je suis chez toi dans 10 minutes.

• Pas de soucis ! Ramènes des clopes ! »

Thomas raccrocha, se pencha sur le canapé pour remettre le téléphone sur le socle posé sur la table base. Le fameux Anthony arriva dans l’encadrement de la porte du salon. Thomas le regarda et sourit, il se leva l’embrassa sur le front et en le contournant ouvrit la porte de l’appartement avant de prendre la direction de sa chambre. Le jeune homme surprit le regarda partir et l’insulta avant de quitter les lieux en claquant la porte.

Paul arriva peu de temps après, il ouvra la porte et s’assit sur le canapé, il entendu le bruit de la douche au fond du couloir. Il se dirigea dans la cuisse et se servit un café.

Les deux garçons se connaissaient depuis leurs 15 ans, Paul arriva en troisième dans la même classe que Thomas. Ils traversèrent tous les deux cette période de leurs vies où ils découvrirent leur homosexualité et prirent vite conscience que dans une région comme la Bourgogne, concernant cette différence, il était judicieux d‘avoir des alliés de la même orientation sexuelle pour faire face à l’intolérance qui régnait dans ce coin de la France. Sans avoir le même mode de vie, Thomas était le fils d’un banquier reconnu en Champagne-Ardenne et Paul était le fils d’un fleuriste, ils étaient parvenus à partager une amitié qui durait depuis plus de 4 ans.

Le vendredi soir, les garçons avaient le même rituel depuis déjà pas mal de temps : Se retrouver, aller au restaurant, ensuite boire un verre dans un bar, pour finir la soirée au Subliss, une boîte de nuit qu’ils connaissaient par cœur. Et ce vendredi n’allait pas faire exception. Thomas sortit de la douche, entra dans sa chambre en criant :

« Paulette t’es là ?

• Ta gueule connasse. Répondit Paul avec un grand sourire sans se déplacer du canapé.

• Alors les cours ma grande ? Demanda Thomas en enfilant un boxer, le sourire aux lèvres.

• Disons que je ne suis pas prêt de devenir paysagiste ! stipula Paul en se dirigeant vers la chambre.

• Oh mon pauvre chéri, pourquoi ? La maîtresse a été méchante avec toi ?

• Non, elle me gave juste car je suis un des meilleurs éléments de la classe donc… elle m’en demande plus. Répliqua le jeune homme, après avoir franchit la porte de la chambre et en enlaçant Thomas qui venait de mettre son pantalon.

• Genre l’autre comment il ce l’a pète. Alors on mange où ce soir ?

• Ça dépend, on bouge chez les tata ou chez les hétéros ?

• Allez soyons fou... Hétéro !

• Pizza alors ! » Conclu Paul en se jetant sur le lit.

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Point(s)

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Auteur

Blog

Nicolas Paskow

27-05-2013

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Les maux d'amour n'appartient à aucun recueil

 

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