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La chambre du 3ème étage - Grande Nouvelle

Grande Nouvelle "La chambre du 3ème étage" est une grande nouvelle mise en ligne par "Marcel Moreau"..

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La chambre du 3ème étage

 

   Les turbulences s’enchaînent jour après jour, procréent la confusion dans l’esprit et dans le cœur tandis que le corps envahi par la lassitude s’offre à la douleur morale. La tristesse et l’anxiété se frayent un passage dans l’état pathologique et sombrent dans la fatalité.

  On essuie parfois quelques larmes sillonnant les joues. Le cafard s’impose comme un élégant cauchemar. On aime les idées noires, faire voyager les pensées dans les abîmes de l’absurde. On s’enlise dans le sable mouvant sans chercher à se dégage…

   Toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existées ne serait que pure coïncidence.

  

   Le blanc indistinct d’un plafond parvenait aux yeux de Bernard. Une lumière opaque le fit sortir d’un grand sommeil. Le déconcertant endroit est bruyant. Autour de lui, il y avait des paravents et des hommes, des femmes en blouse blanche, se demandant dans quel monde il s’était mis. Il se rendit vite compte qu’il était dans un hôpital, couché dans un brancard, tout habillé. Depuis combien de temps, était-il ici ?

   Un infirmier lui proposa un café et une tartine beurrée. Ce menu était le bienvenu car son estomac criait famine. Il lui expliquait, aussi, qu’il avait été administré dans ce service d’urgences après une intoxication médicamenteuse. En effet, il avait avalé, fiévreusement, dans un désir obsédant de quitter la vie, deux boîtes d’antidépresseurs et quelques autres médicaments qu’il ne se souvenait plus du nombre. Les pompiers l’ont ramassé sur son lieu de travail.

   À peine, le petit encart terminé, un interne s’approcha de lui et lui dit d’air dédaigneux et quelque peu ironique :

— Pouvez-vous descendre ? le psychiatre veut vous voir.

   Il se redressa et essaya de s’extraire malaisément des draps. Il suivit son interlocuteur. Ils s’embarquèrent dans l’ascenseur et arrivèrent dans un bureau. Un homme en veston cravate les attendait.

— Asseyez-vous Monsieur. Vous avez fait une sérieuse dépression. Quels médicaments aviez-vous pris ?

   Question un peu agressive pour à un homme à peine sorti de sommeil ! Un silence se fit. Médecin psychiatre, il devrait savoir quels médicaments Bernard avait pris. Il n’y a pas trente-six pour un dépressif. Bernard hésita un instant, puis finit par répondre :

— Je n’ai aucune idée, docteur.

   Il n’avait pas souvenance… ou du moins, il ne voulait pas s’embêter à renter encore dans des discussions interminables, et puis il n’était pas apte à parler.

   L’interne qui se tenait au fond de la pièce, esquiva un sourire, démontrant la misère de son intelligence. Il n’ira pas maîtriser les fous à Sainte Anne, celui-là !

   Le médecin clôtura la conversation en tendant le bon de sortie à Bernard.

— Vous devriez consulter rapidement votre généraliste afin de convenir avec lui une surveillance dans un centre spécialisé. Vous pouvez partir maintenant.  

   Bernard resta muet ; il paraissait loin d’approuver les propos du médecin. Il redescendit tout seul à l’accueil et demanda qu’on lui appelle un taxi.

***

Clinique neuropsychiatrique, région parisienne. Trois jours plus tard.

Premier jour.

***

   Bernard se promenait, inlassablement, de long en large dans la chambre ambigüe mais suffisamment meublée : lit, chaise, table, un placard à l’entrée. Elle disposait aussi d’une minuscule salle de toilettes avec douche et lavabo. C’était un confort convenable.

   Il jeta de temps à autre un coup d’œil par la fenêtre où un mur en béton, austère, sans peinture, ni ravalement semblait cacher, à quelques mètres, un paysage mystérieux.

   Reclus, il se remit, petit à petit, dans les sens difficiles de la réflexion et de méditation. Il venait d’être admis dans cette clinique neuropsychiatrique… Le calme semblait régner et il espérait pouvoir guérir de ses déboires psychiques dans un centre de repos… pour thérapie de désintoxication ! Quelques larmes traçaient les chemins de la peine sur ses joues et des sanglots le secouaient comme un phénomène sismique à intervalles irréguliers.

     Mais le martèlement de chaussures sur le carrelage dans le couloir qui pourrait faire bondir un sourd hors de son sommeil, créa l’effondrement de ses pensées. La porte s’ouvrit brusquement. Une femme d’une cinquantaine d’années entra dans la chambre. Sans un mot, elle le dévisagea intensément comme si elle avait devant elle un étranger venu d’une planète lointaine.

     Elle était belle, blonde avec des cheveux courts. Ses yeux clairs s’accordaient parfaitement bien avec son visage hâlé. Elle était, sans doute, émergée d’un club de vacances. Des créoles dandinaient sous ses oreilles bien dégagées. Le côté vestimentaire était bien soigné : tailleur beige, chemisier en soie blanc, un collier doré scintillait sur son décolleté émoustillant. Ses souliers à talons pilonnaient le sol à chacune de ses démarches. Il aurait pu avoir une affinité pour la dame, mais le ton sévère de cette beauté vieillissante faisait descendre son estime de plusieurs crans.

— Je suis votre médecin, dit-elle, tout en s’asseyant à la table. Je viendrai tous les jours vous voir vers 11h30 et midi. Dès demain, vous serez sous perfusion toute la matinée, l’après-midi je veux vous voir dans le parc. Il faut marcher, marcher !

     Elle griffonnait, tout en parlant, quelles notes sur un dossier, se leva et sortit de la chambre. La marche serait-elle dans le programme de la désintoxication ?

   Quelle désinvolture ! Après une bêtise, il faut une réprimande ?

   Six ans d’études de médecine plus quatre ans de spécialisation pour récolter un manque total de respect. Il faut croire qu’ils ont fait leurs premières armes dans un asile de fous où la violence est quotidienne avant de trouver une situation de tout repos dans une clinique ou dans un hôpital, comme les deux phénomènes des urgences.

   Quelle folie ! Psychiatrie sans psychologie ? Heureusement, ils ne sont pas tous comme ça ; les brebis galeuses, il y en a dans tous les métiers. Il faut, dans certaines circonstances, dénoncer à coups de gueule, les petites stupidités de l’humain. Les médecins ont besoin des malades et les patients ont besoin des praticiens. Si cette notion n’existait, comment vivraient-ils les uns les autres ?

   Après le départ de mère Psy, il l’appellera désormais comme ça. Comme il ne connaissait son nom, c’était pratique.

   Une dame de service posait un plateau de repas sur la table.

— Bonjour Monsieur, je m’appelle Liliane ! Il est l’heure de manger. Mais… vous n’avez d’eau. Je vais vous en chercher.

   Elle revint cinq minutes plus tard avec une carafe d’eau et un verre en plastic épais, pour ne pas « se blesser ». Pourtant les vitres étaient en verre.

— Tout est là. Si vous avez besoin d’autre chose, je suis là jusqu’à deux heures. Bon appétit !

   Au moins, celle-là, elle n’avait pas fait d’études supérieures mais elle avait, quand même, le sens de l’aménité.

— Et moi, je m’appelle Sarah, dit une jeune femme en blouse blanche, une beauté des îles d’outre-mer, en lui présentant deux cachets, ceux qu’il prenait d’habitude chez lui.

— Il ne faut jamais arrêter un traitement en cours de route, continua-t-elle. Vous êtes entre de bonnes mains ici. Reposez-vous. Allez dans le parc l’après-midi. Marchez ! Appelez-moi, si vous avez besoin d’aide. Dans les moments difficiles, vous pouvez compter sur moi. Vous avez aussi, l’infirmière chef… madame Deura qui est là toute la journée.

   C’était vraiment une personne pleine de bonne volonté, Elle lui confiera qu’elle était originaire de la Guadeloupe et qu’elle a eu son diplôme d’infirmière à Paris.

   Après déjeuner, il s’accorda un petit repos. Couché dans un lit, un mur, un plafond était, pour lui, un champ de liberté dans lequel les pensées peuvent s’égrener en toute quiétude. La dépression serait-elle une maladie imaginaire ? Une maladie des temps modernes ? Les déprimés, les individus atteints d’affections neuropsychiatriques ne sont-ils pas des êtres vivant hors de leur siècle ? S’ils veulent libérer des chaînes de la vie plus tôt, c’est pour ne pas s’aventurer dans futur qui n’est pas le leur. Ils n’ont qu’un seul présent, celui de la tragédie.

   Son regard s’enterrait dans le vide et il était loin du monde d’ici-bas. C’était quoi cette ânerie de vouloir se foutre en l’air ? Les antidépresseurs avalés n’avaient pas suffi à boucler l’affaire. Il avait raté le train de la mort. Doit-il prendre le prochain ? C’était une sorte de déshonneur pour lui, une honte devant les autres. Fallait-il tenter autre chose ? L’arsenic ? La Seine ?

   L’heure n’était pas à la réflexion à ces méthodes amères. Il fallait survivre, revivre même avec sa famille, voir la vie en face, c’était le but de cet internement. Il se mit à pleurer en pensant à sa femme et à ses enfants.

   La femme de ménage qui intervenait avec son attirail de fée des logis, le vira hors de ses pensées. Il lui laissa la place et profita de l’occasion pour faire une petite visite de l’étage. Il longea le grand couloir qui desservait les chambres et arriva dans la grande pièce par laquelle il était arrivé ce matin. Il y avait un grand téléviseur qui prenait presque toute place du fond à côté de la grande baie vitrée. Des fauteuils, des chaises, une table basse sur laquelle les revues et les journaux s’amoncelaient. Quelques malades plongeaient la tête dans la littérature, un chat noir sommeillait sur un canapé couvert d’un tissu vert pâle. À l’opposé, la salle du personnel hospitalier, une armoire et une table placée devant la fenêtre où passait le mur mystérieux.

   Il s’aventura jusqu’au palier, resta un moment entre l’escalier et l’ascenseur puis revint lentement sur ses pas.

   Pour accéder au parc, on descendait quelques marches sur le côté, à l’entrée du bâtiment et on suivait un long chemin en ciment. Au bout, une grande place caillouteuse, bordée d’une pelouse, de quelques bancs à l’ombre des arbres et des parterres de fleurs. Une clôture à claire-voie séparait la place du parking visiteurs. Plus loin, une longue allée tracée en cercle au milieu de laquelle, trônait un grand monticule de terre dont le sommet était couvert de mauvaises herbes et de fleurs sauvages. Tout le bas était, étonnement, épargné de toute poussée de végétation. Au fond, devant le grand mur qui clôturait, sans doute, la propriété, quelques arbres bordaient le site. Beaucoup de monde tournait autour de cette allée. Marcher ou courir, on avait le choix. On profitait pour faire connaissance, discuter et accepter le regard des autres. Quelles étaient leurs problèmes pour être ici ? Drogue, alcool ou perte d’un boulon ?

   Un petit vent soufflait, faisant courber l’herbe du monticule. Blotti dans ses pensées, il était seul dans la multitude. Quelques inconnus le dévisagèrent, le harcelèrent même du regard. Une femme tenta de gagner sa hauteur. Arpentant les premières marches de la quarantaine, elle avait une chevelure noire, parsemée de quelques mèches blondes, qui descendait jusqu’aux épaules. Le visage blême, les yeux marrons à moitié endormis laissaient entrevoir des moments amers. Son look vestimentaire était à déplorer : blue-jean délavé sur des boots rouges, un imperméable « lieutenant Colombo » enveloppait son corps chétif. Rien de crédible dans son comportement.

— Bonjour, dit-elle, j’ai t’ai vu à l’accueil ce matin. Nous sommes deux nouveaux dans cette clinique. C’est quoi ton prénom ?

   Bernard sentit un frisson parcourir son corps. Il se ressaisit rapidement et surpris par ce tutoiement et cette solidarité spontanés, il répondit aussitôt :

— Bernard…

— Oh, c’est le prénom de mon ex-mari ! Moi, c’est Martine. Je suis au 3ème étage. Je partage une chambre avec une autre fille. Elle a l’air sympa mais un peu bizarre. Je lui parle mais elle ne me répond pas.

— Je suis au 2ème étage… J’ai eu de la chance d’avoir une chambre individuelle… En effet, tout le monde est bizarre ici.

   Bernard n’était pas un grand bavard, mais le dialogue s’installa. Martine continua :

— Je bois beaucoup depuis que mon mari m’a abandonnée pour une autre femme, je me suis mise aussi à la drogue : héroïne, LSD… Je suis ici pour une désintoxication. Tout en parlant, elle lui montra son poignet entouré d’un gros bandage. Voilà, j’ai failli me foutre en l’air. Et toi, qu’as-tu fait pour sombrer dans cette clinique ?

— J’ai fait une tentative de suicide à cause d’un problème avec mon employeur, répondit Bernard. Depuis la petite restructuration, on m’a donné des soi-disant responsabilités, mais le travail était contrôlé par trois personnes si bien que mes responsabilités étaient réduites à des corrections sur des dossiers toute la journée. Ils ont même embauché un consultant pour surveiller mon travail. En plus, ils ont enlevé mon ordinateur, si bien que j’étais obligé de squatter un PC à l’heure de déjeuner pour saisir les informations que j’avais recueillies en début de matinée. Cela a duré six mois. On ne s’occupait plus de moi ; j’étais, comme on dit, mis au placard. J’ai eu aussi un coup de foudre pour une femme rencontrée à un anniversaire. C’était vraiment un cocktail dangereux. Je n’en pouvais plus. Là, ils ont en train de chercher à me caser dans un autre service.

— Moi, je travaillais dans une maison d’intérim. Je recrutais des ouvriers pour des chantiers à travers la région parisienne. Un matin, alors que je montais à l’agence, j’étais prise d’un malaise et je m’étais évanouie sur le palier devant la porte où quelques personnes attendaient l’ouverture. Je m’étais réveillée à la Salpêtrière. On m’a fait faire une cure d’une semaine ; ça n’a pas eu d’effet convaincant. Mon médecin m’a indiqué cette clinique…

   « Il y a une cantine au rez-de-chaussée. On peut manger ensemble tous les jours, si tu veux. Le déjeuner peut être servi dans la chambre ou en bas. Si tu as un mobile on peut s’envoyer des messages.

   Ils sortirent leur téléphone et échangèrent leur numéro.

   Ils se quittèrent à l’heure du goûter. Martine le serra dans ses bras et l’embrassa sur les joues lorsqu’ils arrivèrent sur le deuxième palier.

— Je te verrai à la télé, ce soir, dit-elle.

   Bernard regagna sa chambre, se sentant un peu déconcerté par cette rencontre imprévue. Il regrettait un peu d’avoir raconté sa vie à une inconnue. Enfin, c’était fait…

— Bonjour monsieur ! Café, thé ou jus d’orange ? Proposa une autre dame de service se tenant devant sa porte avec son chariot.

— Un café, s’il vous plait.

   Elle posa sur la table une tasse de café et une madeleine. C’était une petite collation pour subsister jusqu’à 19h00.

   Il avait encore un long moment pour confier ses souvenirs au plafond…

   C’était la dame de l’après-midi qui servait le diner. Au menu : potage à l’oseille, poisson pané, ratatouille, yaourt, cocktail de fruits. Seuls le potage et le yaourt étaient les bienvenus, le restant était juste repoussé à la fourchette.

   Il était 20 heures, lorsque sa voisine, une vieille grand-mère lui fit remarquer que la télévision était allumée et que l’on pouvait regarder les informations. Il y avait du monde dans la grande salle ce soir-là. Assis, debout, le personnel et les pensionnaires étaient rassemblés devant le téléviseur. Bernard fraya un passage pour sa tête et découvrit les deux avions qui s’écrasaient sur les tours jumelles. Aidées par la voix des journalistes, les images étaient effrayantes, apocalyptiques : dix-neuf terroristes avaient détourné quatre avions de ligne. Deux étaient projetés sur les tours jumelles du World Trade Center de Manhattan. New York était en feu, la poussière formait un brouillard indescriptible. Un troisième avion s’écrasait sur le Pentagone. Il y avait aussi le crash d’un quatrième avion en Pennsylvanie. Ces nouvelles tragiques étaient diffusées en boucle… Les commentaires des pensionnaires allaient bon train.

   Il aurait aimé être dans l’une de ces deux tours, le corps éparpillé dans la poussière des décombres. Le monde l’aurait oublié, il n’aurait plus cette honte, aujourd’hui.

   Il tenta de trouver Martine. Elle n’était pas là. Tant pis, il espérait la retrouver demain.

   Le silence revint vers 21 heures. Un infirmier de nuit se présenta dans la chambre.

— Bonsoir, buvez ceci, dit-il, en lui tendant deux comprimés.

   Bernard les avala sans demander ce que c’était, sous le regard attentif de l’infirmier.

— Si vous ne pouvez pas dormir, appelez-moi, je vous donnerai un sédatif. Bonne nuit !

   Il referma la porte et poussa son chariot vers la chambre voisine. Le boucan du manège dura une bonne demi-heure.

   La vieille grande mère d’à côté faisait le va et vient incessant dans le couloir, trainant ses talons sur le carrelage. Les fantômes de la nuit l’empêchèrent de dormir. Tantôt couché, tantôt assis, tantôt debout, il n’avait pas trouvé la moindre sollicitude pour le sommeil. C’était peut-être, à cause de l’ambiance inédite des lieux. Accablé par cette insomnie, il appela l’infirmier, qui lui apporta un cachet.

   Rien n’y faisait. Il virevoltait encore dans la chambre. C’était un bonbon qu’il avait avalé. La nuit était longue, il avait hâte de revoir la lumière du jour.

   Lorsque l’infirmier de nuit revint dans la chambre, le matin était levé. Il s’assura que tout allait bien et lui souhaita une bonne journée. Il faisait la même démarche à toutes les chambres.

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Auteur

Blog

Marcel Moreau

31-12-2016

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La chambre du 3ème étage n'appartient à aucun recueil

 

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