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L’île de Swan - Nouvelle

Nouvelle "L’île de Swan " est une nouvelle mise en ligne par "ValMarianne"..

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L’île de Swan 

Fantasy, Drame

Anne, 17 ans, harcelée, esseulée, prête à commettre l’irréparable, va trouver son salût en terre inconnue, sur une Île lointaine.

Chapitre1 :  le commencement

Était-ce un rêve ou la réalité ? Je ne l’ai jamais vraiment su… Mais les événements qui allaient se produire sont restés à jamais gravés en moi.

Mon adolescence en fut le théâtre sanglant. Moquée, harcelée, mal traitée, au lycée comme à la maison, le suicide était devenu une option ou plutôt une porte de sortie.

Puis c’est arrivé. L’année de ma 1ère, en automne.

Je venais d’essuyer encore une journée éprouvante, persécutée par mes camarades. Prise à partie à la sortie des cours, pour une histoire de vol de cigarettes. Bien entendu, je ne pouvais être que la voleuse ! Alors brusquement plaquée contre un mur, je passais un interrogatoire. Après avoir retourné toutes mes affaires, et proféré quelques menaces, je fus enfin libérée de cette étreinte brutale. Je courus, en sanglots, tremblante et emplie de haine à l’arrêt de bus. Trop tard, la dernière navette  était déjà loin. Ruisselante, sous la pluie battante, mes larmes se noyaient, perdant  peu à peu de leur sens initial.

« Il ne manque plus que ça ! Comment allais-je rentrer à la maison maintenant ? » Me demandais-je désemparée. « Ah oui mon téléphone ! » J’essayais d’appeler chez moi, plus de forfait. Satané forfait bloqué ! 

 La seule option claire était la marche à pied, une heure et demi de randonnée, dans la nuit, sans parapluie et en pleine nature…

Je cheminais, le long de la route principale, au cas où. Je devais être à mi-parcours, la fatigue et la faim me tiraillaient. C’est alors qu’un bolide sans vergogne trancha d’un coups net le rideau à mailles serrées de gouttes. Il survola à peine une flaque, qu’un tsunami s’abattit sur moi, et me fit basculer dans le fossé. Je dévalai alors la pente, jusqu’au au champs en contre bas. Sonnée par la chute, je restais un moment, étendue sur le sol poisseux. Décidément, le sors s’acharnait. Au bout d’un moment, j’essayais de me redresser, puis ne sentant plus mon sac, le cherchais à tâtons au milieu de cette mélasse. Désormais, en plus d’être trempe comme une soupe, j’ étais crasseuse, couverte de boue de la tête aux pieds. 

Le froid c’était emparé de moi, je grelottais. Les forces m’abandonnaient, il fallait continuer cependant, puiser dans les ressources au plus profond de moi-même. Je tentais de gravir le talus. Pas moyen, cela glissait trop. Je commençais sérieusement à désespérer. Si au moins je pouvais trouver à m’abriter… à nouveau en marche, j’avançais tant bien que mal, éclairée par la lune, au gré des nuages capricieux.  Au bout de quelques mètres, je stoppai net ma course, mes pieds totalement embourbés dans le sol instable. Je réussis à me dégager à force d’efforts et buttai ensuite contre une souche d’arbre. Je m’y assis et couvris ma tête de mon sac. Je m’époumonais à  appeler à l’ aide. En vain. Quel cauchemar ! Et, sans crier gare, je me sentis vaciller. Je perdis connaissance.

Chapitre 2 : Perdue dans une forêt

Je revenais à moi, ma tête menaçait d’exploser. La luminosité du lieu m’éblouissait. Étais-je restée inconsciente toute la nuit ? Et puis, toute cette végétation, je ne me souvenais pas d’avoir sombré au milieu d’une forêt ! Je me redressais difficilement, tant mon corps ressemblait à un bleu géant, et observais les lieux. Hormis la végétation, je distinguais des murs en pierre effondrés, du mobilier, du moins ce qu’il en restait, seule une armoire en bois subsistait au fond de ce qui avait dû être une pièce.

Mais comment avais-je atterri ici ? Je me grattais, tant les croûtes de boue me démangeaient. J’avais soif. Mon sac où était mon sac ? Je le trouvais près de moi, contre les restes d’une chaise, ou d’un tabouret. Je saisis la bouteille d’eau à l’intérieur. Je bus une gorgée et me débarbouillai le visage. La pluie, il avait plu averse hier, pourquoi tout était sec autour de moi ? Et cette chaleur ? Je ne comprenais rien. Quelqu’un avait dû me tirer ici , « Hé Ho !!!!! Y a quelqu’un ?, »  criais-je à plusieurs reprises. Personne ne répondait. J’avais faim et je rêvais d’une douche tant les démangeaisons s’intensifiaient. 

Je quittais la ruine et m’enfonçais dans la forêt. Étrangement, je n’avais pas peur, j’étais même soulagée de faire l’école buissonnière. L’air était doux et j’appréciais le chant des oiseaux. Le soleil, jouait à cache-cache avec les feuillages et je sentais sa chaleur par intermittence sur mon visage. Bientôt, une odeur sucrée vint titiller mes narines. Je suivis l’effluve jusqu’à sa source et tombais sur tout un plant de framboises. Je ne pus y résister. Une fois ma faim apaisée, je poursuivis mon exploration. La forêt changeait constamment d’aspect, tantôt des massifs de fleurs mauves ou pourpres flamboyants jonchaient le sol, tantôt la roche et les fougères prédominaient. J’étais émerveillée par tant de beauté. Enfin, le son de l’eau se fit entendre. Il me mena à une incroyable clairière, inondée de lumière, laquelle se réverbérait dans un plan d’eau turquoise surmonté d’une pittoresque chute d’eau, le tout bordé d’une végétation luxuriante. Mes yeux ne pouvaient dévier de ce spectacle époustouflant. Je n’avais jamais rien vu d’aussi beau. Je descendis au bord de l’ eau, la température agréable rendit mon bain d’autant plus confortable. 

Tandis que je flottais, les yeux rivés sur le ciel bleu, je souhaitais  que ce moment dure éternellement, loin de ces gens infâmes, de cet enfer de vie. Bercée par le mouvement de l’eau et tous ces sons apaisants je commençais à somnoler. Tout à coups, le cri strident d’un oiseau retentit, déchirant ma douce torpeur. Je tressaillis et regagnai la rive. Je revêtis rapidement mes vêtements qui avaient eu le temps de sécher et regardais tout autour de moi, s’il y avait quelque chose ou quelqu’un. Rien . Ce bref évènement m’avait fait reprendre mes esprits. Après tout, ce lieu paradisiaque m’était totalement inconnu, si cela se trouvait il n’était pas si paradisiaque que ça. Il fallait sortir de la forêt. Mais quelle direction emprunter ? Je décidais de suivre la rivière en amont de la cascade. 

Des libellules bleues virevoltaient au-dessus de la surface. Je m’arrêtais un instant pour les observer, amusée par leur chamaillerie. Une de ces demoiselles vint se poser sur mon épaule. Je restais immobile, elle aussi. Au moment de reprendre ma route, elle s’envola devant moi. Ne voulant pas perdre de vue cette nouvelle amie, je la suivis. Or, elle allait trop vite malgré ma course effrénée. Je la perdis. Mais, peut-être m’avait-elle guidée, car à présent, la forêt se situait derrière moi. 

A quelques mètres devant, se dressait un mur blanc scintillant, d’une hauteur vertigineuse. Au sommet, un trop plein de verdure retombait en cascade le long de la paroi. J’entrepris le contournement de ce mur, lorsqu’une extraordinaire vision se présenta à moi.

La mer. Une mer chatoyante sous l’éclatant soleil. Je me trouvais sur une falaise. Le cri strident plus tôt, devait être une mouette. Mais comment était-ce possible ? La mer était à des kilomètres de chez moi ! Je devais trouver quelqu’un, il fallait que je sache. Me couvrant la tête de ma veste, je fis le tour du mur et parvins à l’entrée d’une imposante et majestueuse demeure, qui se matérialisait par un élégant portail tout en arabesque. Je regardais à travers, personne. Dépitée, je me dirigeais vers la route qui dévalait le flanc de la falaise, quand j’entendis des pas, quelqu’un qui courait.

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ValMarianne

09-10-2017

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L’île de Swan n'appartient à aucun recueil

 

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