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Et si demain m'était conté - Grande Nouvelle

Grande Nouvelle "Et si demain m'était conté" est une grande nouvelle mise en ligne par "Francis A.Denis"..

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Et si demain m’était conté ?

 

 

Introduction

    A la réception d’un premier brouillon de l’épisode « Lana » ouvrant ce conte de Noël un peu particulier, mon frère me demanda de lui confier quelques références littéraires ou cinématographiques qui permettraient de mettre en images certains lieux ou personnages.

La réflexion était judicieuse mais pas vraiment facile à contenter.

En effet, si quelques endroits peuvent aisément s’appréhender au travers de romans bien connus de la SF, d’autres sont tirés directement de mon imaginaire. Je ne saurais décrire avec force détails, l’intégralité des scènes envisagées lors de la réalisation. Celles là n’appartiennent qu’à moi et tout l’intérêt de la lecture est de laisser votre esprit vagabonder dans les univers en question selon votre propre sensibilité. 

Néanmoins, vous trouverez bien, tissées dans la trame, des analogies évidentes à quelques œuvres plus ou moins familières.

En voici les clés :

Arakis : Planète des sables du « best seller » DUNE de Franck Herbert

Faucon Millenium : Vaisseau de Yan Solo dans la GUERRE DES ETOILES de Georges Lucas. Tatooine, planète originelle de Luke Skywalker, et Chasseurs T sont également du même ouvrage.

Golgoth : C’est le dessin animé GOLDORAK bien sûr

Gorgon : M’appartient en propre dans CANTA mais pour imaginer l’être en question, réf le Gritche de Dan Simmons dans le roman HYPERION

Les baleines mondes: Extrapolation des baleines volantes du roman LA COMPAGNIE DES GLACES de G.J.Arnaud

Les faiseurs de mort: Analogie au roman Le 13ème GUERRIER de Mickael Crichton (dont le titre originel était: les Mangeurs de mort)

Maitre Guerre : Réf l’apocalypse selon Francis tirée de celle de Saint Jean (réf Bible) et ressemblerait plutôt au héros de comics GALACTUS.

Les Nécromongers : Film RIDDICK de David Twohi

Les Mondoshawans : Voir film le 5ème ELEMENT de Luc Besson

Hyper Gorgon, base d’Asco, Chevaliers du Phare de Peck, Armures Hiroshima, dirigeable Raphaël : sont tirés de la suite de CANTA en cours d’écriture.

Planck : Prix Nobel de physique en 1918 il invente la constante de Planck concernant le phénomène des rayonnements magnétiques sur un corps noir(les quanta). Albert Einstein, adoptera ses théories sur le tard et après les avoir farouchement niées, il finira par reconnaître le rôle de précurseur de Max Planck et à s’inspirer des ses travaux pour confirmer les siens sur la relativité. L’œuvre de Planck a donné lieu à de nombreuses théories sur la relation espace/temps.

 

Le titre en lui même est une analogie au film de Sacha Guitry : Si Versailles m’était conté !

 

Bienvenue dans ce nouvel opus qui n’est en fait qu’une plaisanterie personnelle mettant en scène certains membres de ma famille et moi même sous des traits et dans des situations un peu particulières qui m’ont énormément amusé.

Bonne lecture

 

Francis.A.Denis

Et si demain m’était conté ?

(Nouvelle d’anticipation)

***

 

Crépuscule de la troisième lune sur la planète Tétra prime de la constellation du centaure…

     Le rose de l’atmosphère chargée de mercure s’effaçait lentement dans le crépuscule pour assombrir les nuées de vapeurs toxiques. Pendant les prochaines vingt quatre heures « standard » que durerait la nuit, la température, clémente pour la saison, frôlerait néanmoins les moins quatre vingt degrés Celsius.

 

     Une petite bonne femme s’échinait à traîner un encombrant fardeau entre les ruelles crasseuses de la cité minière de Santori, sur la face froide du cratère d’Aleph. Elle peinait tant et bien que son souffle laissait échapper une lourde buée envahissant son visio-respirateur. La gravitation, supérieure à prêt de dix fois celle de sa terre originelle, ralentissait énormément les mouvements malgré le port d’un exosquelette de manutention.  

 

     Lana se maudissait d’avoir accepté la mission ! Quelle idée stupide de charger la plus jeune d’une si délicate affaire. Trouver un arbre sur Tétra prime relevait déjà du miracle. Réussir à l’acheter à l’affreux marchand Zorbien pour un tarif compatible avec son budget serré n’avait pu s’envisager qu’à l’apparition du désintégrateur menaçant la panse ventrue du vendeur. Elle était comme ca, Lana ! Elle ne discutait jamais trop longtemps. Dans son métier la rapidité à prendre des décisions et à les imposer était toujours vitale. On ne pouvait prétendre commander aux rudes gaillards de sa chenille de forage sans une poigne de fer et une capacité à ne reculer devant rien pour s’arracher à temps d’une langue de souffre brûlante ou d’un effondrement brutal. Travailler sur Tétra prime générait d’importants revenus sans jamais garder l’assurance de vivre assez longtemps pour en profiter. On perdait beaucoup de travailleurs mais Lana s’accrochait fièrement, faute de meilleure motivation, à sa réputation d’en perdre un peu moins que d’autres responsables. Tétra prime, qu’on surnommait ici Arakis la planète des sables, en hommage à un très vieux film était assurément le lieu de tous les dangers. Contrairement à l’idée du concepteur de l’œuvre de Dune, cette Arakis là ne possédait ni vers géants ni même atmosphère respirable. Elle était aride et désolée et seuls le relief et les chenilles d’extraction des métaux précieux dont le sol regorgeait, rappelaient vaguement le chef d’œuvre littéraire...

 Les rares cités, n’étaient que des hauts lieux de perdition. Les prix pratiqués s'avéraient effarants, les brigands de tous poils toujours plus riches que les travailleurs, ce qui finalement restait le paramètre commun et inaliénable de toute l’histoire de l’humanité. A Santori, ramener ses courses à son logis relevait déjà du jeu d’arcanes. Bien souvent, les commerçants s’avéraient de mèche avec les voleurs et votre achat de la veille reprenait place à l’étal le lendemain même. La plupart des compagnies minières versaient donc le gros des salaires sur des comptes « off shore » ne laissant aux employés sur place que le strict minimum. Dans le cas contraire, certains auraient passés dix ans sur Arakis pour finalement perdre leur fortune sur le mauvais coup de dés d’un vilain tricheur.

 

     Quelques araignées Métabols traînaient encore dans les rues désertes de la cité. Lana les surveillait du coin de l’œil dans la lumière blafarde des trop rares réverbères à sustentation magnétique. Comme des bandes de chiens errants et faméliques de l’ancienne terre, ces parasites se rapprochaient un peu plus, année après année, des zones habitées dans l’espoir de grappiller quelques restes. Elles étaient généralement craintives mais le nombre les enhardissait. Les incidents devenaient trop fréquents. Un humain, seul à cette heure tardive, représentait quelques jours de rations protéinées. On aurait pu aisément les chasser si les politiques, bien à l’abri dans des lieux moins sinistres, n’avaient eu la bonne idée de classer les Métabols comme espèce protégée. Ce soir, le recensement en indiquerait quelques unes de moins. Lana n’avait pas hésité un instant à foudroyer les téméraires qui tentaient d’arracher les branches de son précieux chargement. Elle était en retard et ces affreuses bêtes à huit pattes, à peine plus grosses qu’un goret d’Arcadie, ne pourraient l’empêcher d’attraper le dernier trax de la journée. Leurs gloutonnes congénères feraient disparaître les traces du forfait. Si par malchance, les vidéos identifiaient la coupable, ses états de service pouvaient bien supporter la sanction. C’était toujours moins grave que de manquer à sa parole. Evidemment, son arbre de Noël allait probablement surprendre. Le palmier Tamiclar n’avait pas grand-chose en commun avec un sapin. Gwenaëlle allait la maudire de ne pouvoir y fixer l’étoile du berger pour l’unique raison que ce truc bizarre ne possédait pas de cime. Pour Lana, un arbre était un arbre et elle n’en démordrait pas !

   La jeune femme banda ses muscles puissants, forgés par le travail sous haute gravité, pour accélérer un peu l’allure en avisant l’encadrement du trax encore allumé. Un dernier effort et elle pourrait enfin désaccoupler son harnais de soutènement, bien à l’abri du satellite orbital. De là, le cousin Alexis la récupérerait pour la suite de l’éprouvant voyage… En admettant que l’antique Faucon millenium, vingt-deuxième du nom, tienne encore en l’air et que le cousin en question ne soit pas trop ivre pour le piloter, et que les services de sécurité de la Fédération qui n’aimaient guère les contrebandiers, ne l’atomise pas au passage des portiques de l’hyper espace...

 

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Francis A.Denis

11-12-2011

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Et si demain m'était conté n'appartient à aucun recueil

 

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