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Avoir une vie meilleure. - Histoire Courte

Histoire Courte "Avoir une vie meilleure." est une histoire courte mise en ligne par "Michel Vandamme".. Venez publier une histoire courte !
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Avoir une vie meilleure


 

Un matin de janvier 1940, je marchais à grands pas vers l’usine en pataugeant dans les restes de la neige qui fondait à vue d’œil. Je devais impérativement être à l’usine pour 8h00. A cette époque nous travaillions plein pot. La France avait besoin d’être armée jusqu’aux dents ! Le führer n’allait pas tarder à frapper ! J’étais revenu chez moi à 1h00 du matin en sachant que je devais être là pour 8h00. Et il ne fallait pas compter sur le patron pour être mieux payé ! Je me réveillai à 7h00. Ma femme avait déjà préparé le petit déjeuner et les enfants n’allaient pas tarder à partir à l’école.

La vie n’était plus possible. Depuis que cette « Drôle de guerre » avait débuté nous ne nous sentions plus en sécurité. Qu’allait-il se passer entre les français et les allemands ? Personne ne la savait. En plus nous étions juifs et savions que le führer était antisémite. Et malheureusement avec le prénom que j’avais « Moché » je n’étais pas difficile à identifier. Toujours dans mes pensées, j’arrivai vite à mon travail pour encore une journée de labeur. La journée terminée, je repris le chemin de ma maison et soudain, je vis, sous la lumière jaunâtre d’un lampadaire un homme petit et mince.

Il portait des lunettes rondes et teintées et je remarquais une moustache carrée et noire au dessus d’une bouche étroite. Il avait des cheveux courts et raides. Cet homme me regarda avec insistance mais ne m’adressa pas la parole. Je trouvais ça bizarre mais je continuais ma route.

 

Sans doute j’aurais oublié cet homme si un jour de mai 1940 je n’avais pas vu, alors que je travaillais, un homme avec une longue et épaisse barbe. Il était vêtu d’une robe noire. Il avait des yeux d’un bleu très clair et perçant. Il avait un nez épaté ainsi qu’une moustache carrée et noire ce qui me rappela l’homme du lampadaire. Il me demanda d’appeler mes collègues de travail qui étaient Abraham, Achebèl et Achèr.

Il se présenta en nous expliquant qu’il était un religieux juif et qu’il pouvait nous offrir une vie meilleure. Nous étions obnubilés par ce qu’il de mit à nous raconter. Il nous explique qu’en allant travailler en Allemagne nous aurions une maison de rêve et une travail bien payé. En effet, Hitler avait besoin de main d’œuvre dans ses usines.

Le prêtre nous pria de lui donner nos adresses. Nous n’hésitâmes pas et donnâmes nos adresses. Quand soudain sur son bras gauche j’aperçu une croix gammée !

Cela voulait dire que cet homme n’était pas un prêtre mais un Nazi. A ce moment là, nous réalisâmes que nous étions en grand danger.

Aussitôt, je partis alerter ma famille et nous décidâmes de nous enfuir dans la voiture d’Abraham. Mais, où aller ? Nous n’avions presque pas d’argent. Achèr dit qu’il fallait aller à Nice, dans le sud de la France, car son frère vivait là-bas. Mais ce n’était pas gagné ! Les premiers chars commençaient déjà à envahir le Nord ! Ainsi que les bombardiers ! Apeurés et inquiets, Nous avancions bien, quand, tout à coup, nous aperçûmes un barrage de blindés Nazis. Qu’allions nous faire ? Nous descendîmes tous de la voiture. Achèr partit calmement parler à l’un des Nazis mais celui-ci lui dit que nous devions partir avec eux sinon il nous abattait. Mais Achèr s’opposa et fut tué sous nos yeux. Nous le vîmes s’écrouler. Pris de panique et horrifiés nous nous miment à courir à travers champs. Nous marchâmes pendant des heures durant. Nous étions épuisés et il pleuvait des cordes, nous étions désespérés quand tout à coups nous vîmes une lumière qui brillait dans la nuit. C’était les phares d’une voiture ! La voiture s’arrêta doucement près de nous. Un vieil homme ouvrit sa portière et nous invita à monter. Il nous conduit vers un village nommé « Sars et Rosière ». Nous étions si contents d’être hébergés dans un chaleureux foyer et dans un village où l’on avait pas l’impression d’être en guerre.

Je vis à la lumière du feu de cheminée que cet homme avait une moustache carrée et des cheveux lisses qui me rappelèrent l’homme mystérieux que j’avais vu sous la lumière de lampadaire et l’homme de l’usine. Je pris peur, mais je me trompais car ce vieil homme nous cacha jusque la fin de la guerre. C’est pour ça qu’il ne faut jamais juger quelqu’un par rapport à son apparence.




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Auteur

Michel Vandamme

17-02-2012

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Avoir une vie meilleure. n'appartient à aucun recueil

 

Histoire Courte terminée ! Merci à Michel Vandamme.

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