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"Ariel rêvait de samba." est une histoire détente mise en ligne par "Bracadabla".. Venez publier une histoire détente !
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Je poste cette petite histoire parce que je me suis bien amusée à l'écrire, ce texte est né d'un défit qu'on m'a proposé et qui consiste à créer un texte avec 10 mots imposés.Du coup je suis partie sur l'univers du conte (revisité!) et j'ai envie de le partager ici =) Ariel rêvait de samba.
Ariel était donc là…Oui ! Ariel la sirène, qui d’autre ? (et de un !) Ariel était donc là, postée sur son rocher ,appliquée à shampouiner sa volumineuse masse capillaire, point de l’Oréal ,pourtant elle le valait bien, mais un curieux bouillon d’algues faisait office d’onguent, afin de discipliner ses boucles rebelles. Elle poursuivit par un lustrage de ses écailles à l’aide d’un peu d’huile de palme, (ça c’est surement parce que j’ai lu un article sur le sujet et si Ariel l’avait lu, elle n’en n’userait point !) qui celons Aquabella magazine donnait de très bons résultats, et satinait les écailles de jolis reflets dorés. Une fois cette toilette des grands jours accomplie notre donzelle, enfin notre sirène quoi, attrapa son Iaquaphone qu’elle avait posé dans un des renfoncements de se son rocher, elle consulta ses sms, afin de se rappeler les clauses du deal qu’elle avait passé avec Ursula. Ursula, sorcière de son état des profondeurs abyssales, c’était ouvert depuis peu une tite boutique ayant déferlante sur océan (en langage terrien : ayant pignon sur rue), et faisait commerce de location de jambes à durée déterminée. Ainsi les sirènes et autres créatures marines voulant tâter du sol se refilaient son adresse sous la nageoire, non pas qu’il n’y est pas foule de demandeurs en quête de sensations exo terrestre, mais du côté des grands dignitaires du royaume des mers (genre Poséidon et toute la clique) la chose n’était pas vraiment bien perçue, même si elle avait été rendue légale moyennant que l’effet soit éphémère et qu’ainsi le royaume ne puisse perdre ses sujets sur le long terme. Finalement cette loi seyait plutôt bien au commerce de notre sorcière, qui voyait ses petites affaires multipliées et sa clientèle fidélisée. Enfin revenons-en à notre sirène parce qu’il reste neuf mots à caser mine de rien . Vous aurez donc compris qu’Ariel était bien décidée à se dégoter une paire de jambes, et ce depuis qu’elle avait crawlé dans la baie de Rio, notre sirène ne rêvait plus que de Carnaval et de samba ! Elle avait donc textoté Ursula afin de se renseigner sur les tarifs, pour une location de gambettes fines ayant le sens du rythme, et qui lui permettrait de voleter sur les pistes le temps d’un week-end. Celle-ci lui avait répondu que ce serait chose faite pour peu qu’elle lui livre le premier marin vaillant qu’elle charmerait. Cela aurait été chose facile en temps normal, mais voilà, en cette saison la grippe des mers faisait rage, et Ariel l’avait contracté en ingurgitant un alguo burger pas frais de chez Mc Fish ! Elle s’en était remise depuis mais ses cordes vocales restaient assez sensibles, ce qui n’allait donc pas manquer de lui rendre la tâche ardue pour user de ses charmes vocaux. Après avoir relu le contrat de location de gambettes, notre sirène surfa un instant sur l’aquanet afin de prendre connaissance des conditions météorologique de la journée, un sourire de contentement s’afficha aussitôt sur ses lèvres, tandis que son regard émerveillé se portait vers l’horizon. Un temps idéal pour la pêche au marin ! Elle remit son Iaquaphone à sa place, prit une posture de nymphette et entonna son chant. Elle sentit bien qu’elle n’était pas à son top, mais elle poursuivit tout de même. La silhouette d’un bateau se profila soudain à l’horizon, Ariel redoubla donc d’effort, tout en scrutant le navire au loin. Celui-ci n’avait pas l’air en très bon état et avait probablement essuyé une tempête récente. Elle vit un attroupement d’hommes en guenilles sur le pont, et songea « quoi de plus vaillant qu’un marin qui a réchappé une tempête ?! », osant à peine croire à cette bonne fortune à portée d’écailles. Effectivement elle n’aurait pas dû se réjouir aussi vite, car quand les hommes jetèrent un des leur par-dessus bord, elle colla sa main en ombrelle et fût pétrifié de reconnaitre Jonas ! Elle quitta subitement son rocher pour plonger sous l’eau, afin de ne pas demeurer au même endroit que l’importun ! Tandis que Jonas essayait tant bien que mal de rejoindre le rocher à la nage, notre sirène restait en immersion totale, maudissant la venue du maladroit qui l’avait contrainte à bousiller son lustrage d’écaille et son alguashing. Peu importe le deal, pas question de rester une seule seconde avec ce porte la poisse ! Car dans tout l’univers marin, la réputation de l’homme l’avait précédé, et jusqu’au moindre mollusque nul n’ignorait la maladresse, l’impotence, et surtout la guigne qui poursuivait l’homme. Si elle le ramenait à Ursula, celle-ci à défaut de lui procurer de douces gambettes la transformerait assurément en sushi ! Alors que Jonas s’apprêtait enfin à rejoindre le rocher D’Ariel, il disparut soudain sous les flots. Ariel sortit de son immersion une poignée d’algues dans chaque main, chantant victorieusement « un B, un A, un L, un E, un I, un N, un E,Baleiiiiiiiineeeee ». Oui contrairement aux légendes le manque d’oxygène entraîne des symptômes secondaires chez les sirènes ! Bref, Ariel reprit possession de son rocher, pas le temps de reprendre son souffle par contre car son Iaquaphone vibrait sur la roche, c’était cette bêcheuse de Calypso, une nymphe crâneuse de sa connaissance qui ne cessait de la narguer, elle lut sur l’écran « Alors on fait contre mauvaise pêche bonne écaille ?! Lol ! Tu risques de les enduire encore un bon moment si tu ne fais pas mieux que ça ! Pire serait difficile, méga lol ! Je viens de pêcho un super spécimen, Ulysse qui s’appelle le gars ! Baraqué je te dis pas, enfin bon je retourne à mes filets,@+ looseuse ! ».Ariel sentit le pourpre monter à ses joues et l’écume à sa barbe (façon de parler, je vous rassure elle n’en a pas !), hors de question de se laisser intimider par cette sale peste prétentieuse ! Elle allait la faire redescendre, et même descendre (pour caser un mot de plus c’est mieux) de sa nageoire d’estale tout de suite ! Elle s’arrangea du mieux qu’elle put, et entonna son chant de nouveau en y mettant toute l’énergie qui lui restait. Un remous venu des profondeurs de la mer, troubla la surface de l’eau, Ariel eut peur que ce soit encore un coup à la Jonas ! Mais non ! Le Nautilus fendit l’eau, et apparut en surface, une écoutille s’ouvrit, laissant apparaître le capitaine Némo sourire ultrabright et bouquet de Volubilis à la main. Ariel soupira désespérément…Devant ce marin clinquant à défaut d'être vaillant. |
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Ariel rêvait de samba.
n'appartient à aucun recueil
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Histoire terminée ! Merci à Bracadabla. |
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